Conseils à un joueur d’échec adulte qui désire progresser

Michael Goeller nous donne quelques conseils dans son blog  (The Kenilworthian désormais arrêté). Si on résume :

Trois références afin de ne pas mourir idiot :

De la Maza (je l’évoque ici)

– John Nunn : Secrets of Practical Chess

– Alex Yermolinsky : The Road to Chess Improvement

1) Tactique, tactique, tactique

Investir dans un programme comme CT-Art, à défaut se rabattre sur Chess Tactics Server, Chess Tempo, ou DejaScacchi (oups, je ne le connaissais pas celui-ci !), Chess Puzzles by GM’s (non plus !!)

Se donner un objectif (temps, % de réussite : n problèmes en 1 heure), et mesurer les progrès en recommençant.

2) Étude limitée des fins de partie

A moins d’être un grand maître, et avec les limites de temps de plus en plus petites, il n’est pas trop nécessaire de connaître ses finales sur le bout des doigts avant une certaine maîtrise du jeu. Il en est des livres de finale comme les dictionnaires ou les abrégés de grammaire : s’en servir que pour des points particuliers. On se rabattra sur Chess Endgame Training de Bernd Rosen.

3) Se créer un solide répertoire d’ouvertures

Et s’y tenir ! Avec la possibilité de se faire aider par un bon joueur ou par un CD/DVD. Explorer quelques gambits (y compris, pourquoi pas, le légitime Gambit écossais)

Se limiter dans la collection de livres sur les ouvertures, d’autant plus que le Net regorge de ressources gratuites. Développer ses connaissances sur l’isolani. S’acheter un livre du genre Meeting 1. e4 ou Chess Openings for White, Explained. S’attacher aux choses simples, pratiquer l’ouverture choisie, étudier les parties de GM utilisant cette ouverture.

4) Lire de nombreuses parties de grands maîtres

Ne pas s’attarder sur les annotations, mais plutôt sur les grandes lignes et les schémas tactiques et stratégiques, jusqu’à ce que vous les ayez bien en tête. On trouvera un grand nombre de parties sur ChessBase ou NICBase. Pour  les joueurs inférieurs à 2000 Elo, les databases gratuites sont largement suffisantes.

5) S’intéresser aux stratégies rencontrées dans vos propres parties et ouvertures

Exemple avec l’isolani (cf plus haut), ou tout autre motif stratégique rencontré avec une ouverture particulière.

6) Savoir choisir le bon coup (le Saint Graal !)

Que ce soit avec un livre, sur le net, ou avec un coach, c’est sans doute le point le plus critique à travailler.

On ira voir les articles de Dan Heisman (tiens, tiens...) : A Generic Thought Process, Initial and Final Candidate Move et Improving Analysis Skills.

7) Jouer

En club, en tournoi, sur le Net : jouer. La base de connaissance s’agrandira, cela donnera des parties à analyser (ou à faire analyser par un coach)

Sachant qu’il faut perdre 10 000 parties avant de progresser.

8) Trouver un coach/mentor

Il sera très utile pour redéfinir votre processus de réflexion, choisir vos ouvertures, et répondre à vos questions.

Établir des contacts avec d’autres joueurs, ou profiter de leur expérience sur les forums est aussi une voie envisageable.

9) Consacrer suffisamment de temps

Deux heures par jour est une moyenne, avec des sessions plus longues une fois par semaine ou par mois. L’idéal serait d’arrêter de regarder la télévision. Faire un tournoi par  mois.

Ce que de la Maza ne dit pas dans son livre, c’est qu’il ne travaillait pas pendant sa période d’entraînement intensif. Et il était probablement célibataire, sans enfant et locataire.

C’est pourquoi un jeune peut progresser plus rapidement qu’un adulte. Toutefois un adulte pourra être plus consciencieux et volontaire qu’un jeune. Après, c’est une question de temps.

10) Trouver un partenaire

Joueur de votre niveau, sparring partner, personne qui vous pousse à fréquenter un cercle d’échecs et qui posera des défis et qui participera à des tournois  avec vous.

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2 Commentaires

  1. 1800 elo est accessible à tout le monde

     /  1 août 2015

    Chaque idée ci-dessus est très bien.
    Je vais vous en présenter quelques unes ici qui valent leurs pesant d’or en exos tactiques.
    La tactique concerne le calcul aux échecs.
    La combinaisons tactique concerne une position avec un gain à la clé.

    Comme dit mon sparring partner, c’est en fréquentant des joueurs de foot que l’on devient joueur de foot.
    Il est temps d’arrêter d’agir pour obtenir mais être.
    Faut-il se torturer aux échecs pour progresser ? NON.
    Faut-il s’épuiser pour réussir (en général) ? cf cessez d’être gentil soyez vrai. Ce n’est pas une fatalité.
    J’ai la chance de jouer régulièrement avec un sparring partner.
    Jouer, ca donne envie de s’entraîner. S’entraîner, ca donne envie de jouer.
    On essaye de proposer des sorties sur des sites comme onvasortir.com
    Et ca marche. Mais si le nombre d’inscription est faible, règulièrement, on rencontre de nouveaux joueurs.

    Pour moi, le déclic a été de m’inscrire dans un institut de cours par correspondance (envoi des réponses par courrier postal ou mail).
    Ca équivaut à un certains nombre de bouquins achetés. Et si on regarde le nombre de bouquins non lus, finalement, il faut voir le rapport entre ce que notre achatattitude nous pousse à faire, versus notre envie.
    C’est pas toujours facile quand on est plus à l’école de revenir régulièrement sur les exos.
    Pourtant, à force, on s’imprègne de questions, de positions claires, de bases, mais pas faciles à résoudre.

    Ce n’est pas d’aller chercher l’exercice le plus compliqué qui est la SEULE voie de progression.
    Après des années d’entraînement, je reviens sur des exos de base. c’est simple.
    Mais la base, la simplicité, ca me prend au dépourvu.
    Certes, il y a maintenant avec l’entraînement plus d’exos que j’arrive à résoudre.
    Je suis plus rapide à trouver les solutions pour lesquels mon cerveau a établi les schémas.
    Il y a toujours des positions que je ne trouve pas.
    Et c’est celles là que j’aime bien parce que je comprends sur de la simplicité ce qui me bloque sur des schémas plus compliqués.

    En tactique :
    J’aime bien sortir mon jeu en bois, sentir les pièces. Placer un exercice que je ne trouve pas sur l’échiquier et chercher.
    Même si je reviens dessus le soir, mon cerveau se donne le temps de rechercher dans toutes les directions.
    Si je trouve, EUREKA.
    SI je trouve pas, c’est génial quand même. Pourquoi ?
    Tout ce que j’ai recherché, toutes les idées que j’ai pu intercepter s’agencent.
    Et très souvent une idée simple qui provoque le déclenchement de tout.
    Ensuite, si l’adversaire n’a pas vu le danger, il y a le gain.
    SI l’adversaire arrive à trouver une bonne réponse, il s’agit aussi de savoir répliquer.
    Rien que cette phase, ca peut être déconcertant.

    Quel avantage à travailler la tactique ?
    Ca permet d’élargir son « radar ».
    Qu’est ce que je ne vois pas dans cette position ?

    En parlant du niveau elo qui est le classement aux échecs, 1800 elo est accessible a tout le monde.
    Au début, ca paraît impressionnant.
    Fréquenter des joueurs d’échecs, et s’entraîner tant que ce niveau n’est pas atteint.

    Réponse
  2. 1800 elo est accessible à tout le monde

     /  1 août 2015

    Fréquenter un groupe de joueurs et jouer avec tous les joueurs, régulièrement.
    Suivre leurs conseils et s’entraîner selon leurs conseils

    Réponse

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