Les petites structures de pions

Bon… mes connaissances techniques sont modestes. Je vous livre malgré tout quelques idées (ce ne sont pas les miennes !) sur les structures de pions.

On dénombre pas moins d’une bonne quinzaine de structures de pions. Leur apprentissage, avec les plans qui y sont rattachés, les exploitations des forces et des faiblesses de chacune d’entre elles demandent un gros travail qui n’est pas toujours à la portée de joueurs modestes. Il est probable que la prise de conscience des éléments suivants soient déjà un grand pas en avant sur la compréhension de ces structures :

  • les chaines et les ilot de pions
  • les pions faibles
  • le rôle des pions dans l’activité des pièces
  • les « mini » structures de pion (comme celles évoquée plus loin)

J’avais déjà survolé le pion isolé dame (qui mérite un développement théorique plus important), mais d’autres petites structures peuvent être rencontrées. On va essayer de résumer tout ça.

LES PIONS PENDANTS

Cela donne 3 ilots de pions pour les blancs, ce qui est censé nous donner un déséquilibre. Toutefois, bien maniés, ces deux pions peuvent devenir très puissants en milieu de partie.

Ici, les blancs auront intérêt à :

  • pousser d5 dans de bonnes conditions afin d’avoir un pion passé, en sachant toutefois que ces deux pions cote à cote contrôlent 4 cases importantes.
  • contrôler les colonnes b et e avec leurs tours
  • retarder le passage en finale en évitant les échanges

Les Noirs auront intérêt à :

  • favoriser l’avance d’un des 2 pions afin de créer un pion arriéré qu’ils pourront ensuite attaquer en ayant bloqué cette structure
  • créer des échanges faisant intervenir ces pions afin éventuellement de tomber sur une structure de pion isolé dame
  • s’opposer au jeu dynamique des blancs en bloquant la position et en recherchant les échanges.

LE PION ARRIÉRÉ

Le pion arriéré d6 protège bien e6, mais lui-même n’a aucune protection derrière son acolyte. Ces structures en diagonale créent des trous, notamment devant le pion arriéré devant lequel une pièce blanche pourra venir se placer. Il s’agit plus d’une faiblesse que d’un déséquilibre.

Le joueurs avec le pion arriéré aura intérêt à :

  • attaquer énergiquement.
  • tenter de transformer le pion le plus avancé en pion passé

Le joueur face au pion arriéré aura intérêt à :

  • Plus exploiter la case faible devant le pion arriéré que la faiblesse de ce pion, car en milieu de partie le pion arriéré peut recevoir un soutien de ses pièces et devenir quasi imprenable.
  • Avec ses pions, attaquer le pion arriéré et/ou le(s) pion(s) protégé en profitant (exploitant) les cases faibles autour de cette structure.

LES PIONS DOUBLÉS

Les pions b3 et b5 sont doublés. Un pion est derrière l’autre et il existe deux colonnes ou semi colonnes qui y sont associées. C’est une faiblesse en finale.

Le joueur avec les pions doublés :

  • sera désavantagé en finale si l’adversaire n’a pas de faiblesse dans se structure de pions
  • peut tenter de se débarrasser/avancer le premier pion
  • peut exploiter les colonnes adjacentes
  • peut profiter des cases contrôlées par les deux pions

Le joueur face à des pions doublés :

  • accélérer le passage en finale
  • envisager de bloquer le premier pion
  • évaluer la possibilité de se créer des pions passés.
  • s’opposer à l’initiative adverse
  • prendre en compte (souvent lors d’une ouverture) que dans un cas où Fb5xCc6 (partie espagnole par exemple, ou Ce5xCc6 dans le gambit Stafford), cela donne plus d’espace au possesseur des pions doublés.
  • ne devra pas procéder à un échange sous prétexte de créer des pions doublés chez un adversaire. La théorie voudrait que la possession de la paire de fous donne 0.5 points alors qu’une faiblesse stratégique ne procure que 0.33 points.

LE PION PASSÉ

Le pion b5 est un pion passé et peut donc se diriger vers sa case de promotion sans être gêné par un autre pion. Sur ce diagramme le pion passé b5 est un pion passé protégé (par a4).

Le pion passé est un élément en faveur de son possesseur non seulement en fin de partie, mais également en milieu de partie. Sa force réside dans son aptitude à pouvoir ultérieurement se transformer en dame et faire basculer la partie. Il va donc attirer les forces adverses pour le contrer. La possibilité d’obtenir un tel pion devrait pouvoir s’anticiper.

La théorie voudrait qu’une finale avec des pièces lourdes associée à un pion passé sur la 6eme ou la 7eme rangée soit en faveur du possesseur du pion passé. La connaissance des finales théoriques (cf Lucena ou Philidor ) trouve ici toute son importance.

Le possesseur du pion passé :

  • devra éviter les échanges de ses pièces lourdes
  • exploiter la ou les colonnes adjacentes
  • poser une pièce sous la protection de ce pion
  • pousser ce pion à bon escient

Le joueur qui s’oppose à ce pion :

  • devra bloquer son avance, idéalement avec un cavalier (d’autant plus efficace qu’il pourra aussi attaquer l’éventuel pion protecteur)
  • orienter les échanges selon la couleur de case du pion passé
  • échanger les pièces lourdes.

J’espère avoir résumé ces petites structures sans trop d’erreurs. Je me suis inspiré des articles complets de Simplifychess (en anglais, mais pensez à Google Translate) et de Chess Strategy for Club Players de H. Grooten. The Power of Pawns de Jorg Hikl est très abordable (en anglais) et détaille à fond ces structures de base. Par contre, pas trop le choix : j‘ai un peu peur qu’il ne faille apprendre par coeur ces condtuies à tenir selon ces structures

J’espère en tout cas que cela vous aidera dans la mise en place d’un plan avant d’aborder des structures plus complexes.

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