Bibliothèque 2.0


L’époque où on trouvait un avis sur un livre dans Europe Échecs et qu’on commandait chez notre libraire préféré est révolue ! Les forums, les moteurs de recherche, les commentaires en ligne élargissent le champ de nos recherches.

Voici 4 moyens de lire un livre.

Prenons Strategy for Club for Players de H. Grooten

Le vrai livre (le vrai, en papier) chez Variantes : 27,95 €

En fait, c’est la seule option d’avoir réellement le livre pour soi, sur une étagère. Sinon, pour la suite, vous n’achetez que le droit de lecture.

Version liseuse Kindle : 19.40 €

Plus économique, avec l’avantage d’avoir un dictionnaire anglais-français intégré à la liseuse. Les applications permettent de lire aussi sur une tablette (ou un portable), ou sur votre ordi.

La version Chessable : 25.99 €

Le site vous propose l’accès au livre avec la reprise des coups selon un système de répétitions afin de mieux mémoriser. Bon, là, pas de chance… l’adaptation ne semble pas terrible selon les commentaires. Probablement plus efficace avec la méthode Woodpecker ou les 100 finales de de la Villa.

La version Forward Chess : 16.99 $ (14.27 €)

Après avoir installé l’application (ordi, tablette), vous avez accès à une fenêtre indexant les principales maisons d’édition en langue anglaise. Une fois le livre acheté, vous pouvez le lire sur l’application en suivant les coups sur une fenêtre qui est adjacente au texte (avec l’essentiel des outils propres à un GUI). Le concept est séduisant et Watson en dit du bien sur TWIC. Mais il faudra bien un jour manipuler les pièces !

Choisir un bon coup


Un débutant commencera par choisir ses coups en fonction de critères un peu « loufoques », mais avec le mérite d’avoir malgré tout des critères de décision : long déplacement du fou (parce que cela fait joli !), horde de pions suicidaires, attaques par des cavaliers que le joueur estimera être ennuyeux pour son adversaire (ils le sont bien pour lui). Souvent, la réponse au coup de l’adversaire est rapide, même dans un tournoi à cadence lente. Des concepts imaginaires influencent ses décisions : l’échange des dames est l’un d’entre eux (C’est ma précieuse dame !)

En progressant, le débutant va se rendre compte qu’il ne pourra pas toujours gagner une partie sur les erreurs de son adversaire. Le coup à choisir n’est plus si évident et il découvre la notion de coup candidat (on voit parfois de jeunes joueurs réfléchir 3 secondes, lancer leur main vers un fou, avant de la dévier vers un cavalier, la laisser en suspend, puis revenir enfin vers le fou). Le choix de la pièce à déplacer et de la case à occuper s’effectue sur des critères un peu plus rationnels. Fini le temps où le joueur effectuait des chevauchées suicidaires ou sacrifiait une dame en f7 ou f2 ! Toutefois les menaces ne sont pas toujours estimées à leur juste valeur. Et quand elles le sont, les réponse à ces menaces ne sont hélas pas les meilleures.

Puis arrive le temps de l’amateur éclairé qui évite de laisser ses pièces en prise, qui détecte les fourchettes et les échecs intermédiaires. Un coup est souvent privilégié lors de la réflexion et un second coup candidat est examiné si la première solution n’est pas satisfaisante. Mieux : ce joueur évaluera les conséquences de ses choix. Malheureusement ses calculs ne l’orientent pas toujours vers les réponses adverses les plus dangereuses. Ou il n’y aura un calcul que pour une seule variante.

Enfin, notre joueur confirmé devient un joueur de tournoi. Il apprend à ne pas respecter les grands principes à la lettre, il se fie parfois à son intuition, et les grandes théories stratégiques ne lui sont pas inconnues. La profondeur de ses calculs varie selon les positions : parfois 1 à 2 coups suffisent, alors que parfois il va jusqu’au bout d’une suite forcée.

Avec un peu de chance, le joueur de tournoi commence à atteindre des sommets. L’intuition alliée à l’expérience lui permet de trouver quasi instantanément un bon coup. Les avantages et les inconvénients d’une position sont immédiatement pris en compte. Le calcul est utilisé à bon escient. Un second coup candidat, voire un troisième, est abordé.

d’après « How to choose a good move » de A. Soltis

Bon, faudra m’expliquer comment il peut y avoir un pion noir en d8 !!!

Concentration.


« Se concentrer n’est pas regarder fixement quelque chose, ni essayer de se concentrer !« 

Dire à quelqu’un : « Tu dois te concentrer !« , n’aboutit à rien. Ce n’est pas comme si on actionnait un bouton marche/arrêt. Et le meilleure façon de le faire en dehors d’une partie, est de s’entrainer avant.

D’abord s’équiper d’un chronomètre. ensuite, se créer une base de données « Positions d’entrainement » avec des positions intéressantes, curieuses, problématiques. Mais pas nécessairement difficiles. Piocher dans TWIC par exemple. Pourquoi pas nos parties, mais surtout des parties commentées car il faudra comparer vos idées avec la réalité. en fait, il faut repérer le moment ou cela bascule, ou celle dans lesquelles on a l’impression qu’un camp est meilleur alors qu’il perd la partie.

Puis, réfléchir à la position pendant 20 minutes (ou moins, l’essentiel est de s’y tenir strictement). Puis comparer le coup choisi avec la vraie partie ou l’ordinateur. Au début, les résultats seront décevants. Mais progressivement vous comprendrez vos lacunes et vous finirez  par analyser de plus en plus finement.

Il s’agira surtout de prendre l’habitude de s’assoir devant un échiquier, poser les pièces, réfléchir, donner sa solution et de la comparer avec la  source. Certes, on aura surtout l’impression de ne rien apprendre, mais le but est d’acquérir des compétences et non pas des connaissances. 20mn de ce genre d’exercice est tout aussi profitable qu’une partie d’une heure.

d’après « Chess for Zebras » (Jonathan Rawson)

Cela ressemble assez à la méthode Stoyko mise  en avant par Dan Heisman. Jonathan reste assez flou sur les détails. Notamment quand il précise que les positions peuvent être issues de The Week in Chess, alors qu’elles n’y sont pas commentées. Le bénéfice devrait se faire sentir sur le long terme. L’assimilation de connaissances stratégiques devrait aider quant à la compréhension du coup idéal joué ou recommandé. Jonathan précise bien, à la fin de son chapitre dédié à la concentration, que pour être précis, il faut surtout être très attentif sur les intentions de l’adversaire (et comme il l’analyse aussi dans ce chapitre : il faut surtout analyser 1 coup plus loin que son adversaire !)

Devenir un meilleur joueur (2)


Si vous voulez devenir un meilleur joueur, vous devez avoir de meilleures habitudes, grâce à l’entrainement. Le meilleur entraînement est celui qui vous pousse aux limites de votre zone de confort, celle où vous vous forcez à assumer la responsabilité de décisions difficiles. Il est tellement plus facile de lire des livres qui donnent des orientations stratégiques, des conseils et des astuces. Mais ce dont vous avez besoin, c’est de « savoir-faire », c’est-à-dire d’apprendre par la pratique. La meilleure façon de cultiver de meilleures habitudes est de les construire sur la base de vos habitudes existantes et d’examiner de près vos lacunes. Vous constaterez que la plupart des erreurs ne sont pas dues à l’ignorance, mais au fait de ne pas voir les choses ou de ne pas les faire. Vous pouvez y travailler en jouant et en analysant ensuite vos parties honnêtement, en résolvant des problèmes d’échecs complexes ou en essayant de gagner des positions gagnantes face à des moteurs d’analyse puissants. Je pense même que vous pouvez développer vos compétences grâce à une utilisation intelligente des parties de blitz – où vous n’analysez pas les positions en profondeur, mais comparez vos intuitions avec la façon dont la partie se développe. Avec ces approches, vous n’acquérez pas de nouvelles « connaissances », vous pourriez donc avoir l’impression de ne pas progresser en tant que joueur. Cependant, si les arguments présentés dans ce chapitre vous paraissent logiques, et si vous pouvez faire confiance à ce type de processus de formation, je pense que vous constaterez que votre niveau de compétence s’améliore, et avec lui, vos résultats.

Rowson, Jonathan. Chess for Zebras. Gambit Publications.

(déjà publié, mais WordPress a décidé de mettre en place un système rigide censé améliorer la publication des articles, mais qui finalement la complique. Il devient très difficile de corriger ensuite une erreur, une faute d’orthographe, sans avoir à tout refaire.)

Devenir un meilleur joueur


Si vous voulez devenir un meilleur joueur, vous devez avoir de meilleures habitudes, grâce à l’entrainement. Le meilleur entraînement est celui qui vous pousse aux limites de votre zone de confort, celle dans où vous vous forcez à assumer la responsabilité de décisions difficiles. Il est tellement plus facile de lire des livres qui donnent des orientations stratégiques, des conseils et des astuces. Mais ce dont vous avez besoin, c’est de « savoir-faire », c’est-à-dire d’apprendre par la pratique. La meilleure façon de cultiver de meilleures habitudes est de les construire sur la base de vos habitudes existantes et d’examiner de près vos lacunes. Vous constaterez que la plupart des erreurs ne sont pas dues à l’ignorance, mais au fait de ne pas voir les choses ou de ne pas les faire. Vous pouvez y travailler en jouant et en analysant ensuite vos parties honnêtement, en résolvant des problèmes d’échecs complexes ou en essayant de gagner des positions gagnantes face à des moteurs d’analyse puissants. Je pense même que vous pouvez développer vos compétences grâce à une utilisation intelligente des parties de blitz – où vous n’analysez pas les positions en profondeur, mais comparez vos intuitions avec la façon dont la partie se développe. Avec ces approches, vous n’acquérez pas de nouvelles « connaissances », vous pourriez donc avoir l’impression de ne pas progresser en tant que joueur. Cependant, si les arguments présentés dans ce chapitre vous paraissent logiques, et si vous pouvez faire confiance à ce type de processus de formation, je pense que vous constaterez que votre niveau de compétence s’améliore, et avec lui, vos résultats.

Rowson, Jonathan. Chess for Zebras. Gambit Publications.

 

Aussi bon soit-il, « Chess for Zebras » n’est pas le livre miracle qui vous fera progresser en trois mois (contrairement à ce certains joueurs prétendent sur des forums) . Mais l’approche psycho-cognitive (ça existe ce mot ?) de Jonathan est intéressante, tout comme ses « 7 péchés capitaux aux échecs ». Il nous enlève des œillères et nous fait sortir des sentiers archi battus de la tactique et des programmes d’entrainement rigides. Les commentaires des parties sont plus orientés sur les motivations des joueurs que sur de réelles considérations stratégiques. On aura autant intérêt à lire les parties commentées dans les bouquins de Jonathan que celles de Mr Chernev. En tout cas une bonne alternative lorsqu’on sature à force de travailler la tactique, la stratégie, les finales, les ouvertures.

 

Que la force soit avec vous.


Si la créativité est l’étincelle d’une combinaison, les coups forcés sont le carburant qui la font vivre. Les coups qui capturent des pièces adverses, qui mettent le roi en échec, ou, dans une moindre mesure, qui menacent de telles captures ou échecs, assurent l’élément dynamique de cette combinaison.

« The inner game of chess »

Andrew Soltis

 

 

 

Aborder une ouverture selon Jacob Aagard


Il existe plusieurs façon de travailler une ouverture.

Si un joueur débutant devra d’abord avoir en tête les principes des ouvertures et les travailler, à partir d’un certain niveau, il semblerait que s’approprier une ouverture ou deux ne peut pas faire faire de mal.

Un joueur d’attaque optera pour 1. e4, un joueur défensif pour 1. d4 ou une Caro-Kann, un théoricien doué d’une bonne mémoire préférera la Sicilienne.

Une approche plus positionnelle, plutôt que liée à la mémoire est possible. Cela nécessite une base de données et un peu moins d’ambition dans le style de l’ouverture (sous-entendu : on ne mise pas tout pour sortir avec un avantage à la fin de celle-ci ?) Accessoirement : sélectionner des joueurs spécialistes de votre ouverture préférée.

PHASE 1

  • Lorsque le choix s’est porté sur une ouverture particulière, choisir des parties avec des joueurs au delà de 2350 elo.
  • Parmi ces parties, sélectionner celles qui aboutissent sur une finale.
  • Les jouer sur un échiquier

PHASE 2

  • Choisir les 100-150 parties jouée par les joueurs les mieux classés
  • Noter les concepts particuliers rencontrés lors des milieux de partie.
  • Des idées générales vont finir par apparaitre, et au bout d’un certain temps, ce ne seront plus que des variations sur ce thème qui surgiront.
  • Comparez avec vos parties quand ces concepts sont rencontrés. Cela prend un peu de pratique quant au maniement de la base de données (Chessbase, Chess Assistant, SCID).
  • Noter vos parties qui vous semblent représentatives des positions rencontrées (une petite dizaine devrait suffire)

Et au bout d’un certain temps :

PHASE 3 (théorie)

Vous aurez déjà parcouru un bon nombre de parties et il est temps de devenir un peu plus précis en apprenant par cœur, et rencontrer des positions qui ne vous seront pas inconnues.

Fritz et ses amis sont essentiellement utiles pour infirmer vos convictions concernant certains coup. Mais il ne faut pas se faire trop d’illusions : les meilleurs coups sont déjà connus !

(faire aussi la distinction entre le meilleur coup qui débouche sur une position compliquée et le moins bon coup qui donne une situation plus facile à gérer, même si cela donne un +0.45 au lieu d’un + 0.97 si on joue les blancs par exemple).

d’après « Excelling at chess » de Jacob Aagard

Et pour  compléter : Copié/collé des conseils de Jesper Hall :

Commencer par trouver des parties commentées avec l’ouverture choisie, avec de bons commentaires : avec des plans et des idées.

Il faut se poser les questions suivantes :

  1. Quelles types de position et de structures de pions va découler de cette ouverture ?
  2. Quels sont les plans et idées positionnelles pour chaque camp ?
  3. A quoi ressemble les positions idéales ?
  4. Quels sont les positions clefs ?
  5. Quels sont les thèmes combinatoires ?
  6. Sur quel type de finale débouche cette ouverture ?
  7. Quelles sont les variantes à apprendre par cœur ?
  8. Quelles sont les variantes critiques (difficiles à affronter)

Pour explorer une nouvelle ouverture, il faudra s’attacher à :

  • Comprendre la structure de pions.
  • Comprendre le tempo (selon que l’on aime les positions complexes ou pas)
  • Comprendre les échanges.

Bref, du boulot sur la planche. Donc, commencer maintenant et non pas 15 jours avant un tournoi.

  • Sélectionner une ouverture et la rechercher dans une base de données (malheureusement Kingbase n’existe plus : j’espère que vous aviez pris le temps de les récupérer). Afin de minimiser votre nombre de parties, se limiter aux joueurs classés au delà de 2500 elo (et non pas 2350 !), et travailler variante par variante si vous ne voulez pas vous retrouver avec plus de 10000 parties que Chessbase mettra plusieurs jours à analyser (même avec une analyse ultrarapide)
  • Lancer sur Chessbase une analyse qui va attribuer des « médailles » vous permettant de repérer les parties allant en finale, et les position remarquables tactiquement et stratégiquement.
  • Se mettre toute ces positions dans une étude sur Lichess ou sur tout autre support.
  • Rejouer à partir de ces positions.
  • Comprendre comment/pourquoi le joueur est sorti moins bien de l’ouverture.
  • Après analyse de vos parties ultérieures, reprenez toutes ces données et compléter votre bibliothèque d’ouverture (« punir » le mauvais coup adverse et/ou écarter votre mauvais coup d’ouverture).
  • Reprenez vos anciennes parties de tournois afin d’améliorer vos positions d’ouverture.

Faites nous partager votre méthode de travail concernant vos ouvertures !

Comment jouez vous ?


Vous reconnaissez vous dans une (ou plusieurs) de ces catégories ?

Catégorie 1

Vous avez tendance à jouer rapidement, à l’instinct. Au fur et à mesure que vous progressez, vous vous arrêtez ponctuellement sur des positions plus difficiles afin d’y réfléchir un peu plus. Toutefois, en général, vous avancez vos pièces sans jamais vous poser la moindre question. Les notions d’échec-capture-menace, bien que probablement connues, ne sont pas exploitées du tout. Le but des coups adverses ne vous intéresse pas non plus. Quand on vous capture une pièce, la recapture n’est pas une évidence. Les conséquences de vos coups ne sont pas votre première préoccupation. Vous ne systématisez pas l’examen de l’échiquier. En quelque sorte vous jouez la première pièce qui se présente sous vos doigts. Vous êtes clairement un débutant, vous jouez depuis quelques semaines à quelques mois, avec un elo avoisinant les 800 à 1000.

Catégorie 2

Si la main se promène encore aléatoirement au dessus de l’échiquier, il existe malgré tout un peu d’analyse, encore que les conséquences de celle-ci n’aboutissent pas toujours sur la bonne décision. La hiérarchie échec-capture-menace n’est pas assimilée. Vous avez compris quelques mécanismes, vous avez peut-être suivi des cours ou les conseils d’un joueur expérimenté. Elo approximatif : 1000-1200

Catégorie 3

Vous prenez plus de temps pour trouver un bon coup. Toutefois l’analyse n’est pas systématique, ou elle aboutit à une décision illogique. La conséquence du coup choisi n’est pas évaluée à sa juste valeur. Vous avez fréquemment des surprises lorsque votre adversaire joue un bon coup. Vous espérez encore que votre adversaire ne va pas voir votre piège. Vous vous dites en déplaçant votre pièce : « Je pense que mon coup est bon« . Même si vous avez des notions de stratégie, vous n’évaluez pas les positions que vous rencontrez, et vous n’êtes pas toujours en mesure de dire qui a l’avantage ou pas. La tactique ne vous est pas inconnue, vous avez en tête des noms d’ouverture ou de grands joueurs (anciens ou contemporains), vous avez tenté un tournoi. Elo estimé de 1200 à 1500

Catégorie 4

Bien sûr vous vous donnez les moyens de trouver un bon coup, et votre analyse ne s’arrête pas à la moindre difficulté. Les échanges complexes ne sont pas maitrisés et vous passez à côté de suites forcées. Comme l’analyse va plus loin, les erreurs de visualisation sont fréquentes (laissant des pièces en prise, ou négligeant une suite forcée). Vous être malgré tout du niveau d’un joueur de club avec un elo de 1400 à 1600, environ.

Catégorie 5

Vous réfléchissez enfin avec la prise en compte du coup adverse, vous analysez deux coups candidats, vous vérifiez la sécurité de votre coup. Les priorités échec-capture-menace sont acquises. Il est possible que votre progression ait été probablement plus rapide que l’acquisition de connaissances et il vous manque encore des notions essentielles pour avoir une bonne vue d’ensemble. Vous ne savez pas s’il faut se contenter de suivre un principe général ou lancer l’analyse d’une position. Éventuellement vous passez trop de temps à chercher la menace de votre adversaire. Vos coups ont un sens. votre niveau est déjà bon et avoisine peut-être les 1800-1900.

 

Catégorie 6

Le temps de la main qui se promène aléatoirement au dessus de l’échiquier est révolu. Les principes acquis dans la catégorie 5 sont encore plus forts. Non seulement vous calculez bien, mais vous savez quoi calculer en fonction de votre temps. Vous êtes efficace. Les intentions de l’adversaire sont souvent anticipées. Bref, vous êtes aux portes de la maitrise et vous n’êtes probablement pas loin des 2000 elo.

Vous vous reconnaissez ? Et maintenant ? Quels points aborder pour passer dans une catégorie supérieure ?

Catégorie 1 à catégorie 2

  • S’habituer à bien considérer chaque coup adverse. Que se passe-t-il si mon adversaire peut rejouer une deuxième fois ? Négliger une seule fois une seule menace risque de faire perdre la partie.
  • Envisager les réponses dangereuses de mon adversaire au coup que j’ai choisi et regarder si je peux les contrer.
  • Repérer parmi les coups possibles : les échecs, les captures, les menaces.
  • Prendre son temps dans les positions difficiles.
  • Résoudre des exercices tactiques simples.
  • Evaluer la position issue d’une suite de coups sans se dire « je verrais bien ce qui va se passer. »
  • Travailler la visualisation.

Beaucoup de choses à travailler mais c’est un passage obligé pour construire les étapes supérieures. Si déjà vous repérez une de vos pièce non protégée que l’adversaire peut capturer, et que vous repérez aussi celles de l’adversaire que vous pouvez capturer en 1 coup, ce sera déjà bien.  Probablement se familiariser encore plus avec les déplacements et les mouvements de capture. Travailler des mats élémentaires pour se familiariser avec le but d’une partie d’échecs : mettre  le roi adverse échec et mat !

Idées de lectures :

Catégorie 2 vers catégorie 3

  • La notion de coup candidat devra être développée.
  • La sécurité des pièces devra être renforcée.
  • les variantes forcées devront être privilégiées.
  • Exploiter son temps dans une partie pour appliquer les points précédents.

Catégorie 3 vers catégorie 4

  • Ne plus réfléchir en fonction des réponses possibles mais en fonction des réponses raisonnables.
  • En tant que coup candidat, ne pas éliminer une capture qui ne fasse pas gagner de matériel : bien évaluer toutes les conséquences possibles et le fait que cela puisse donner l’initiative.
  • Toujours se demander si le coup choisi ne peut pas être contré par une tactique de l’adversaire.
  • Toujours évaluer les menaces adverses avant de lister les coups candidats. Ne pas y passer trop de temps, mais ne pas se limiter à une seule menace.
  • Profiter des exercices tactiques pour évaluer les positions.

Catégorie 4 vers catégorie 5

  • Envisager un maximum de suites forcées, tant pour soi-même que pour l’adversaire.
  • S’assurer que l’analyse a été poussée jusqu’à un équilibre.
  • Continuer les exercices tactiques. Même au delà de 1500-1600 elo, c’est indispensable.
  • S’appliquer à bien respecter toutes les étapes du processus de réflexion.
  • Comprendre le sens des coups. Exemple : si je perds je joue agressivement et j’évite les échanges, et si je gagne je simplifie la situation.

Catégorie 5 vers catégorie 6

  • Il faut améliorer l’enchainement des idées et la cohérence.
  • La prudence s’impose quand un bon coup semble se profiler. L’excitation du combat peut faire oublier les acquis précédents. Même une variante forcée gagnante doit être vérifiée attentivement. Il est plus facile de passer d’une position gagnante vers une position perdante que d’aboutir à une nulle !
  • Bien voir que l’adversaire va aussi appliquer ces raisonnements ! Lorsqu’on conclue son analyse sur un coup candidat, s’assurer que celui-ci ne va pas être facilement contré.

Catégorie 6 vers le niveau supérieur.

  • L’expert cherche a résoudre le problème, le maitre évite le problème !
  • Ne pas se focaliser sur un seul plan et un seul coup.
  • Après avoir réfléchi sur quelques coups candidats et après en avoir choisir un, bien réfléchir encore une fois sur celui-ci.

Oui, mais après ?

L’essentiel est acquis. C’est l’analyse et l’expérience (la mémoire) qui s’expriment, puis progressivement la mémoire.

Il est d’usage de dire qu’au cours d’une partie un Maitre International se trouve confronté à une quinzaine de coups sur lesquels il est réellement obligé de réfléchir avec une certaine acuité (les autres coups étant déjà vus sur d’autres positions dans des parties antérieures), tandis que cela se limite à 5 pour un GMI.

Les grands joueurs sont aussi des humains, et font aussi des grosses erreurs. Raison de plus pour qu’un joueur de niveau inférieur consolide bien son choix de coup candidat !

Au fur et à mesure que le niveau augmente et à partir d’environ 2000 elo, le joueur sait de plus en plus précisément ce qu’il faut analyser.

La connaissance théorique des ouvertures et les évaluations de position ont une grande importance.

Évidemment, l’analyse au cours d’une partie fait que les joueurs de haut niveau se retrouvent parfois en retard sur la pendule.

L’étude des parties annotées des grands maitre est essentielle pour progresser, afin d’avoir leurs idées sur le jugement et le plan.

Il est plus facile de passer de 1100 elo à 1200 elo que de passer de 2100 elo à 2200 elo !

D’après « The improving chess thinker » (Le penseur d’échecs qui s’améliore…) de Dan Heisman, qui a proposé différentes positions à différents joueurs de niveau différents.

On constate que si le travail théorique est certainement essentiel, Dan explique bien le rôle des processus de réflexion, et qu’il semble plus importent de bien réfléchir que d’acquérir des tonnes de connaissances, illusoires parfois. Pas d’idée de lectures pour franchir le cap de la catégorie 5, ayant déjà un peu de mal moi-même à atteindre la catégorie 4 !!

 

Soyez pragmatique !


Dans son livre un peu fourre-tout, Excelling at Chess, J. Aagaard donne quelques conseils. Non pas pour devenir excellent aux échecs, mais un de ses chapitres traite du pragmatisme (« Qui est susceptible d’application pratique, qui a une valeur pratique », selon le Larousse). Brièvement : savoir ce qu’on veut et comment y parvenir. Il faut être clair : on gagne parce qu’on joue mieux que son adversaire et on perd parce qu’on joue moins bien que lui. Comme disait je ne sais plus qui (Kramnik ?) : il est curieux de constater que lorsqu’un des joueurs commence à mal jouer, l’adversaire devient meilleur !

Mais s’arrêter à des considérations purement mathématiques serait réducteur. Ce sont bien deux personnes qui s’affrontent, et même si un des joueurs semble avoir été moins précis sans avoir mal joué, même si le vainqueur aura eut du mal jusqu’au bout, il y a bien un gagnant et un perdant.

Quelques conseils pour être pragmatique  :

  1. Quand vous êtes dans une finale semblant aboutir à une nulle face à un joueur moins fort que vous (faut bien avouer que là, moins fort – disons -200 elo –  en ce qui me concerne, c’est quand même un adversaire à 1100 elo !!), simplement attendre la nulle sans forcer le gain est parfois payant ! Et il est possible de gagner la partie sur un malentendu…
  2. Obtenir des positions déséquilibrées face à des joueurs un peu moins forts est souvent une bonne option. Échanger une tour contre une pièce mineure et un pion (par exemple), complique le jeu et l’approche technique et donc favorise le joueur plus expérimenté.
  3. Endormir votre adversaire sur une position bloquée. Rien ne se passe, et lorsque vous jouerez le coup pas si anodin que ça, celui-ci passera probablement inaperçu !
  4. Selon votre personnalité, laissez les échanges se faire au bon vouloir des votre adversaire. Ce sera à lui de calculer l’intérêt, ou pas, de cette manœuvre.
  5. si vous avez une position gagnante face à un adversaire pressé par l’horloge, utilisez tout votre temps  pour bien réfléchir  à la situation au lieu de vouloir aboutir à une conclusion rapide.

L’issue d’un tournoi se décide chez soi !

La préparation aux ouvertures s’effectue entre les tournois, et les révisions entre les parties. Créez votre répertoire une bonne fois pour toute pour ne pas avoir à y revenir tous les mois. Adaptez-le au fur et à mesure de vos tournois et respectez-le. Ayez confiance en votre préparation. Si vous estimez que c’est la variante d’avance qui vous convient dans une défense française ou la Caro-Kann, n’optez pas au dernier moment pour l’échange , ou tout autre coup qui vous semble subitement, sous l’impulsion du moment, vous donner un avantage illusoire.

Lors d’un tournoi, décidez pourquoi vous y participez. Pour être  le premier ? Pour gagner de l’expérience ? Mettre en application vos dernières connaissances ?

 

Merci Jacob pour ces quelques conseils. Toutefois, n’attendez pas de devenir excellent aux échecs avec son livre. Sinon orientez-vous vers Secrets of Practical Chess de Mr Nunn : le Secret de l’Efficacité aux échecs

 

La convoitise selon J. Rowson


Voici un résumé des idées de Jonathan Rowson, à partir de son livre « Les 7 péchés capitaux aux échecs », dont j’avais déjà commencé l’évocation ici. Son chapitre sur la convoitise est consacré à la crainte du résultat.

En d’autres termes : comment perdre une partie en présence d’une position gagnante ? Contrairement au tennis (par exemple), la moindre erreur sur un coup peut vous couter le gain, même si la partie continue des heures.

On évoque souvent une partie en disant : « Là, c’est une nulle », ou : « Bon, avec mon avantage matériel et son roi exposé, je gagne ». Mais c’est avec notre désir secret d’être le vainqueur et la probabilité que tout ira pour le mieux. Après avoir gagné contre Kasparov (Championnat du Monde -1993), Short avait précisé :  » … J’avais un avantage dans la partie ; je ne savais pas si j’allais gagner quasiment jusqu’à la fin. « 

Il faut être très attentif à la façon dont notre pensée et notre ressenti sur le résultat peuvent influencer notre perception.

Deux joueurs peuvent s’affronter et aboutir à ce qui semble être une nulle. Les noirs s’y préparent, car rien n’évolue pendant une quinzaine de coups. Mais les blancs refusent la nulle. Changement de cap ! Les blanc, eux, jouent pour gagner et les noirs doivent désormais se battre pour la nulle, n’étant finalement pas trop sûrs de leurs munitions. Les motivations des blancs peuvent être multiples : plaisir de jouer encore, recherche d’une victoire quoi qu’il en coute, exercice intellectuel en vue de mater l’adversaire… Quoi qu’il en soit, le changement de la finalité de la partie peut alors influencer votre façon de jouer. Et peut-être accélérer l’issue fatale.

Il est possible de joueur pour un résultat : le gain.

Pour deux résultats : le gain ou la nulle.

Trois résultats ? Autant dire que vous n’êtes pas sûr de la fin et que vous pratiquez un jeu assez risqué !

Il est  utile de régulièrement se poser la question au cours d’une partie : pour combien de résultats est-ce que je suis en train de jouer ? Et se poser la même question pour l’adversaire. Et au lieu de commencer une partie en se disant : « Je veux gagner » (bon, qui voudrait jouer pour perdre ?!), il serait profitable de dire : « Si je joue la Petroff, mon adversaire a la possibilité de jouer pour deux résultats – gain, ou nulle- rendant ainsi mon option de gagner plus difficile à considérer, mais si je joue le Gambit latvian, il sera surpris et donc il sera dans une option trois résultats. » (Et là sincèrement, Rowson s’adresse à des joueurs de bon niveau, car je serais bien incapable de choisir mon ouverture selon ces critères ! La variante d’échange de la française est censée amener une nulle… alors oui, face à un joueur de mon niveau sur 10 parties, on va chacun en gagner 5, mais de là dire qu’on va aboutir à 10 nulles)

L’essentiel est de participer, peu importe le résultat. Mais ce serait nier le caractère compétitif du jeu d’échecs. L’idéal ne serait-il pas de jouer pour le plaisir en s’affranchissant de toute politique du résultat, tout en étant conscient qu’on joue pour celui-ci ?!

 

Comme le poisson qui se laisse porter par le courant.

Pelé, le joueur de foot brésilien décrit la fois où tout semblait lui réussir : ses jambes ne sentaient pas la fatigue, les passes s’enchainaient les unes après les autres. Moment rare d’extase, quand vous êtes connecté avec ce qui vous entoure. Un musicien aura le groove.

Il en est de même aux échecs. Vous avez peut-être déjà ressenti cette euphorie à trouver les bons coups, à réagir avec énergie face à une menace.

Michael Adams disait : «Je n’ai jamais compris ces joueurs qui perdent, mais qui ensuite apprécient la  partie parce que c’était un jeu intéressant. Je veux dire, les échecs sont un jeu compétitif et le résultat est la raison pour laquelle vous jouez. Si je perds, je ne suis pas heureux.  » Rowson pense plutôt que ces joueurs qui ont réalisé leur meilleur jeu, n’étaient pas forcement venus pour obtenir un excellent score, mais plutôt pour s’accomplir en tant que joueurs d’échecs sans se soucier du résultat. Et c’est tout le paradoxe : être dans une énergie positive, mais en étant suffisamment zen pour ne pas entrer en surchauffe. En fait, il ne s’agit pas d’être obligatoirement dans un état d’esprit de gagnant mais de se préparer pour s’en donner toute les chances.

Rowson évoque ici un terme écossais du XVIIIè siècle qui regroupe les notions d’enthousiasme, de calme et d’intelligence pratique ! Et quand vous êtes dans le bon état d’esprit, vous faites la bonne chose au bon endroit et au bon moment. Les enfants forcés par leurs parents à joueur aux échecs ne peuvent pas ressentir cet état d’esprit, pas plus que  l’adulte qui ne joue que pour gagner.

Un moyen d’aborder cette préparation est une forme de silence mental. Un peu de marche à pied, arriver un peu en avance dans la salle. Il faut mettre en accord notre désir de gagner mais aussi celui de se faire plaisir. La victoire appelle cet état d’esprit : l’envie de ressentir à nouveau ce moment où l’on sent que la partie ne peut plus être perdue. Cet équilibre entre le plaisir et le combat peut être rompu lorsque vous voulez gagner mais que vous tombez dans une position qui tend vers la nulle, quand vous vous rendez compte que la situation est désespérée, et enfin quand vous dominez nettement et que vous n’attendez qu’une chose : que votre adversaire abandonne !

 

Le problème du += ou du =+

La meilleure façon d’avoir un gros avantage est d’abord en obtenir un petit (Lev Psakhis)

Yermolinsky, lui, évoque un temps de possession : période pendant laquelle vous resserrez le jeu de votre adversaire dans l’attente d’une erreur fatale.

En allant plus loin, on peut dire qu’une position est égale, mais pas que la partie est nulle (dans le sens : faire une nulle) Penser que la partie va aboutir sur une nulle, nous incite malgré nous à rechercher des coups qui garderont cette égalité, sans recherche d’un gain. Si on voit une position en se disant : « Il y a égalité, mais c’est à moi de faire pencher la balance » donnera plus de chance d’aboutir à un gain.

Concrètement, face à une position où vous avez un léger avantage (+=), il faut se persuader que l’adversaire va commettre une erreur, et continuer la partie pour le simple plaisir de jouer. Bref, éviter les erreurs et  inciter l’adversaire à en faire. En fait, être prêt à affronter des positions difficiles amène des positions plus fortes orientant vers un gain.

 

La théorie de la résistance infinie

Et il y a la position perdante. Là où vous subissez l’humiliation, le désespoir, la défaite ! C’est à ce moment là qu’il faut appliquer la théorie de la résistance infinie, imaginée par un joueur Australien, Bill Jordan, et résumée par Ian Rogers : « Théorie conçue pour encourager les joueurs à utiliser pleinement les ressources défensives disponibles dans une mauvaise position, ou même dans une position stratégiquement perdue. La théorie postule que lorsqu’un joueur fait une erreur grave ou atteint une mauvaise position, s’il continue à essayer de trouver les meilleurs coups possibles par la suite, il peut opposer une résistance pratiquement infinie et ne devrait pas perdre… Bien sûr, certaines positions dépassent même la défense parfaite, mais leur nombre est bien inférieur à ce que l’on peut imaginer.« 

Et dans le meilleur des cas, la nulle peut se profiler à l’horizon !

1) La gloire du gardien de but.

Votre équipe perd : 2-0. Mais elle se prend en plus une pénalité. L’issue du match n’en sera pas changée. Mais le gardien de but joue son match : s’il arrête la pénalité, il gagne. Sinon : il perd.

Vous êtes mené sur votre jeu. Battez-vous pour un 0 ou un 1/2. Votre adversaire se battra pour un 1 ou un 1/2. le gagnant sera celui qui obtiendra ce qu’il désire. (Merci Jonathan… le soucis est que lorsque j’ai perdu 3 pions, ou un cavalier, j’ai un peu de mal à me dire que je vais réussir à obtenir la nulle !!)

2) Pourrir le jeu de l’adversaire

En fait, lorsque votre adversaire a une position gagnante, psychologiquement il est déjà le roi du monde. Il n’imagine pas qu’une pièce adverse vienne faire le bazar sur ses lignes arrières.

Gardez un œil sur un roi laissé sans protection, sur la moindre fourchette vengeresse. Et qui sait, sur un malentendu…

3) jouer pour trois résultats

Vous jouiez 30 mn avant pour la perte ou une nulle. Et si vous envisagiez le gain ? En face de vous, votre adversaire voit la victoire au bout de la route. Il y a de fortes chances qu’il ne tente rien de particulier pour ne pas perdre son avantage. A vous de pousser la bonne pièce !

4) Le chantage.

Certains adversaires, dont la victoire ne semble plus pouvoir leur échapper, sont soucier d’arriver à leurs fin dans les meilleurs délais. A vous de faire durer le plaisir pour atteindre une nulle !

5) Quels sont les points positifs de ma position ?

S’il n’y en a qu’un seul, se persuader que c’est votre force et l’imposer à votre adversaire. Inversement, Rowson conseille non seulement de jouer sur les failles de l’adversaire, mais surtout sur les failles dont il est conscient !

Envoyer la balle au fond de la cage

Le danger est de se dire à un moment de la partie : « Je suis en train de gagner ». Être en train de gagner ne veut pas dire que la partie est gagnée (qui peut prédire l’avenir ?). Commencer à penser ainsi modifie votre façon de jouer.

Présentez une position gagnante à un GMI, et demandez lui ce qu’il en pense. Il répondra des trucs  comme : « Oui, il a de bonnes chances de gagner » sans trop se mouiller. Bref, vous obtenez un avantage notable, il est temps de respirer et de prendre de la distance !

Il s’avère que les positions gagnantes (ou perdantes) sont souvent obtenues avant le contrôle. Disons au 30ème coup, 15 mn avant celui-ci. Malgré ce moment critique, sortez dehors et détendez-vous !

La convoitise est évidente lorsque nous faisons des erreurs en raison de nos idées sur le résultat de la partie. Plutôt que de jouer uniquement pour le gain, prenez plaisir à jouer et voyez le résultat (1 – 1/2 – 0 ) comme une partie intégrante de la partie, pas comme une finalité. Ne tombez pas dans des mauvais réflexes, appliquez les quelques conseils cités plus haut pour rester dans la dynamique de la partie.