Tournoi des candidats 2020-2021


Le challenger de Magnus Carlsen à la fin de l’année est le GMI Nepomniachtchi qui s’est relâché dans sa dernière partie. Notre ami MVL assure le gain dans la 14ème ronde et comme Anish Giri a perdu sa partie le Français finit 2ème. Pas si mal que ça dans un CV au vu de sa fin de parcours. Mais on peut imaginer qu’avec MVL mieux inspiré le tournoi n’aurait probablement pas eut la même allure.

Quand je serais champion du Monde je m’achèterai un rasoir.

MVL ne répond plus à Ekaterinenbourg


Si au cours de la partie contre Grischuk, avec ses renversements de situation, il nous avait encore été permis d’espérer le meilleur pour le Français, sa défaite ne lui laisse hélas plus aucune chance raisonnable de remporter ce tournoi. Snif.

Tournoi des candidats : la suite.


Pour ceux qui suivent plutôt la Ligue 1 ou le Top 14, je rappelle que le vainqueur de ce tournoi pourra affronter Magnus Carlsen en fin d’année et espérer devenir LE champion du monde.

Lorsque ce tournoi fut interrompu pour des raisons covidesques en 2020, notre français à nous était en tête et cela réjouissait tout le monde. Depuis… on va dire que le vent a tourné, et que pour l’instant (à l’heure où la ronde 9 se joue), MVL ne semble plus trop parmi les favoris. Et cela nous attriste un peu quand même.

Tata Steel Masters 2021


Quel bilan après le ronde 8 et avant la dernière ligne droite qui commencera demain  :

Personnellement, je retiendrais qu’aux âmes bien nées, le talent n’attend pas le nombre des années !

Alireza Firouzja, 1er au classement provisoire, a 17 ans (elo 2749 et 18ème joueur mondial, avec une performance de 2861)

Et c’est un jeune de 18 ans qui a fait chuter Magnus Carlsen (champion du monde en titre, premier joueur mondial avec 2862 elo) : Andrey Esipenko, âgé de 19 ans (elo 2677 et 60ème joueur mondial, avec une performance de 2854).

Et Maxime ? Ce n’est pas le tournoi dans lequel il va briller, à moins de finir avec un sans faute. 10ème sur 14, contre-performance, soucis dans les sorties d’ouverture…

 

   

 

MVL pas au top niveau.


Ouhlala… notre numéro 5 mondial n’a pas encore gagné la moindre partie dans le tournoi de Wijk aan Zee ! Heureusement que Tari, probablement pas rassuré malgré tout devant sa position pourtant légèrement en sa faveur, lui a proposé une nulle dans la 6ème partie jouée hier ! Reste qu’aujourd’hui, c’est du lourd : Fabiano Caruana.

 

Vachier-Lagrave, Maxime vs Anton Guijarro, David


C’est dans le tournoi de Wijk aan Zee (c’est tout de même plus poétique que le Tata Steel Masters), et la quatrième ronde s’est soldée par une nulle dans toutes les parties.

A titre d’exemple, j’ai jeté un rapide coup d’œil sur la partie de Maxime contre Anton. 2784 contre 2679. L’analyse sur Lichess a montré pour les deux : 0 imprécision, 0 erreur, 0 gaffe. La perte moyenne a été de 0.055 pions chacun pour cette partie. L’avantage maximum concédé par le joueur espagnol a été de 0.8 points, et 0.5 points par MVL.

Waouh !

En gros, le graphe de l’analyse ressemble à ça :

Alors que quand je joue avec un adversaire de mon niveau :

 

 

Tata Steel Chess 2021


Un des gros tournois de l’année, mais surtout le premier en face à face (Other The Board). Autrefois connu tout simplement sous le nom du tournoi de Wijk aan Zee, là haut dans le nord. Prévu initialement pour les employés du groupe industriel Tata Steel (il y a 83 ans), et puis progressivement, il est devenu un des tournois du circuit. MVL y participe, c’est le moment de vérifier si ses prétentions dans le tournoi (interrompu) des candidats est justifié. On en est actuellement à la 3eme ronde et c’est suivi (en direct lors des rondes) sur chess24.

 

 

 

 

Mois record.


Est-ce un effet Queen’s Gambit ? En tout cas, alors que ce modeste blog oscille entre 50 et 150 visiteurs par mois, plus de 700 ont atterri ici en novembre 2020.

Le hasard du référencement met en avant les trois articles suivants pour ce mois :

  1. Adapter son travail à son niveau elo ?
  2. Conseil à un joueur adulte qui désire progresser.
  3. Comment réfléchir aux échecs ?

Profitez-en pour jeter un coup d’œil à ces 3 articles qui viendront compléter tout ça :

  1. Comment jouez vous ?
  2. S’entrainer aux échecs (livre de Jesper Hall)
  3. Route 64

 

 

Coronavirus : match retour


Espérons que nous vivons le dernier confinement pour ce virus. Certain(e)s d’entre vous ont probablement décidé de se lancer dans l’aventure du jeu d’échecs afin d’occuper leurs journées et leurs soirées. Et probablement aussi pour se vider l’esprit de toutes ces informations négatives qui nous submergent. Bref, vous avez ressorti le truc qui trainait au fond du placard, ou après avoir vu Fahim, l’idée vous est venue d’aborder ce loisir.

Apprendre à jouer aux échecs c’est un peu comme apprendre à conduire. S’installer au volant, régler la hauteur du siège, adapter les rétroviseurs, saisir l’utilité de pédales et du levier de vitesse, puis appréhender la vitesse, la distance de freinage, apprendre à respecter le code de la route, et vous avez le permis de conduire. Reste ensuite à être un bon conducteur, ce qui prend tout le restant de la vie ! Apprendre la manipulation des pièces serait l’équivalent du permis de conduire.

Le jeu d’échecs fait partie de la grande catégorie des jeux de plateau. Les petits chevaux, Monopoly, la Bonne Paye, Stratego, le jeu de la marelle, Risk. Mais aussi le jeu de Go, le jeu de dames, Othello, le Gomoku et pourquoi pas l’awele, jeu africain avec des déplacement de billes. Il existe aussi un jeu d’échecs chinois (Xiangqi) et japonais (shogi) avec des mécanismes similaires.

Sur l’échiquier de huit cases sur huit cases (plateau en bois de qualités diverses et de dimensions variables selon les modèles) des pièces vont pouvoir se déplacer, se capturer, pour au bout du compte tenter de capturer la pièce qui s’appelle le roi, caractérisé par sa grande taille et la petite croix à son sommet. Contrairement aux dames, la capture s’effectue en occupant la case de la pièce capturée. Le roi est en échec quand il peut être capturé par une pièce adverse. Le joueur dont le roi est en échec se doit de trouver un moyen de soustraire sa pièce royale à cette menace. Lorsqu’un camp ne peut plus déplacer son roi menacé par une pièce adverse sans qu’il risque d’être capturé le coup d’après, on dit que le roi est échec et mat. A noter que la partie s’arrête avant la capture de ce roi pris au piège. Il y a un gagnant et un perdant mais, dans certaines circonstances, il n’y a pas de perdant, ni de gagnant. On dit que la partie est nulle.

L’apprentissage des règles est assez simple : pour l’amateur débutant, les règles se limitent aux déplacements, à quelques spécificités concernant ceux du roi, et enfin à comprendre par l’exemple ce que veut dire échec et mat. Cependant, utiliser le potentiel de chaque pièce au cours de parties de plusieurs heures peut être le travail de toute une vie. Un ancien champion du Monde avouait apprendre de nouvelles choses, même après l’obtention de son titre.

Pendant une partie, chaque joueur est le metteur en scène d’une bataille qui va opposer des pions, des tours, des cavaliers, des fous, des dames et des rois. Tel un opéra avec ses tragédies, une partie va commencer par une ouverture pendant laquelle chaque camp déploiera ses pièces afin de les rendre les plus efficaces possible. Le joueur tentera de contrôler et d’occuper le centre de l’échiquier, tout en mettant le roi à l’abri des attaques adverses et en tentant de les anticiper Enfin, au bout d’une douzaine de coups, la bataille prend forme. Coups tactiques permettant le gain d’un pièce, contrôle d’une case ou d’un colonne, choix du côté de l’échiquier sur lequel l’attaque conclura cette bataille, intrusion de pièces adverses dans son propre camp, retournement de situation avec de brillantes combinaisons de coups, autant de moments forts qui aboutiront à la funeste conclusion lors de la finale. A moins que submergé par une armée nettement supérieure, le roi ne se rende en milieu de partie !

Les bienfaits de cette pratique ludique sont nombreux, à tout âge. Le joueur devra néanmoins développer sa faculté de concentration et d’analyse afin de prendre, à chaque mouvement, la meilleure décision possible lorsqu’il s’agira de choisir la pièce qu’il faudra déplacer sur la case la plus adaptée. Le joueur d’échec est un manager, doublé d’un paranoïaque qui recherche en permanence les menaces adverses !

Les multiples facettes du jeu d’échecs rendent celui-ci attractif à tout niveau : historique des tournois et des grand joueurs, progression chiffrée, apprentissage et mémorisation des coups d’ouverture, techniques de relaxation, condition physique, mise en place de méthodes de raisonnement, apprentissage de l’anglais pour profiter de la littérature anglo-saxonne, mise en application de ses connaissances au cours de tournois, rencontres internationales quel que soit le niveau de jeu, vie associative, projet éducatif, parties en équipe, informatique, collections de pièces d’échecs, recherche du livre rare… Chacun y trouvera son compte.

 

Chessbase


Igor Nataf nous en parle longuement (plus de 2 heures !) dans cette vidéo. Les possesseurs des versions plus anciennes (mais pas trop quand même j’imagine) y trouveront certainement un intérêt pour exploiter cette usine à gaz.

A quoi sert Chessbase ?

C’est une base de données adaptée aux échecs.

Base de données (en anglais database) : permet de stocker et de retrouver des données brutes ou de l’information, souvent en rapport avec un thème ou une activité ; celles-ci peuvent être de natures différentes et plus ou moins reliées.

Classer et/ou retrouver les parties par joueur, par résultat, par ouverture, par thème tactique, par finale, par année, par elo. Établir vos statistiques selon les ouvertures, vos couleurs. Comparer des positions, les analyser. Archiver vos erreurs tactiques. Bref, les combinaisons semblent infinies. 

A noter que Chessbase donne également accès à leur live database (8 millions de parties).

Vous avez des alternatives gratuites (SCID par exemple), presque aussi puissantes, mais parfois un peu moins ergonomiques, et avec moins de support à mon avis. Il est probable que pour des joueurs amateurs les versions gratuites peuvent suffire. Mais rien ne vous interdit de vous faire plaisir pour Noël. Comme le précise Igor Nataf, Chessbase offre -25 % plusieurs fois par an. Guettez cette occasion, sachant que le premier prix est actuellement à 119 €.

Fritz 17 permet de jouer (Chessbase utilise certes des moteurs d’analyse, mais comme leur nom l’indique : c’est uniquement pour de l’analyse !) et comprend aussi une gestion des parties, toutefois moins puissantes. Il n’y a qu’une quarantaine d’euros de différence. Mais encore une fois, les logiciels libres font souvent l’affaire. A vous de voir.