Le minimum peut faire le maximum


Comme moi, vous êtes probablement un peu perdus face à l’ampleur du travail : Yusupov propose pas moins de 72 leçons à maitriser pour un niveau 1500-1600 elo !). La mise en place d’un plan d’entrainement est complexe et l’astreinte qu’il impose est difficile à supporter. Si on y ajoute les 100 exercices tactiques (ou plus !) quotidiens à la sauce Woodpecker (aussi intéressants et bénéfiques soient-ils) qui nous prennent 1h par jour… Bref, on ne voit plus la famille, le chien n’a plus sa promenade quotidienne, et vous n’êtes pas loin du burn-out. Mais pas question de lâcher la rampe !!

La tactique : peut-être en faire un peu moins (une dizaine d’exercices) ou en faire moins longtemps, mais en étant vigilant sur la résolution. Chaque exercice raté devra être correctement analysé afin d’en comprendre les raisons. De quelques dizaines de secondes par exercice, jusqu’à quelques minutes, disons 15-30 minutes par jour selon votre cadence de résolution.

Jouer : les 60+10 (ou plus) sont difficiles à insérer dans votre vie quotidienne, surtout avec l’analyse derrière. Une 15+10 hebdomadaire, bien que déjà rapide, peut suffire, à condition de bien prendre son temps à chaque coup (appliquez vous sur le processus de réflexion, tant pis si vous perdez au temps). Blitz et bullets, en tant qu’entrainement, permettent de tester les ouvertures, mais à limiter de toute façon. Une 15+10 dure environ 40-45 minutes sur 40 coups, reste l’analyse ensuite. Toutefois, à l’approche d’un tournoi, se recaler sur des parties plus longues (60+30).

Analyse : après chacune de ces parties (sauf les blitz et les bullets), survolez celles-ci. Vous découvrirez peut-être des choses que vous n’aurez pas abordées pendant la partie. Testez le coup que vous n’avez pas osé jouer, ou vérifiez si votre coup prophylactique était justifié. Essayez de comprendre pourquoi vous avez perdu une pièce ou comment vous n’avez pas pu échapper à un mat en deux coups. Et lancez le moteur d’analyse ensuite. Après, examiner les points suivants :

  • A quel moment l’ouverture est-elle sortie de la théorie ? Qui avait l’avantage ?
  • Si vous avez gagné : quand auriez vous pu, le plus tôt possible en milieu de jeu, consolider votre avantage ?
  • Si vous avez perdu, quelle est la dernière faute qui a causé votre perte ?
  • Si vous repérez (grâce au moteur d’analyse) que vous avez perdu quelques dixièmes de points sur trois à quatre coup (d’où une dégradation de la position), essayez d’en trouver la raison (stratégique, processus de réflexion, autre ?)

Travailler ces éléments simplifiera probablement la tâche au lieu de se poser des question existentielles sur chaque coup. Cela ne devrait pas prendre plus de 15-30 minutes après chaque partie.

C’est la version light ! Une réelle analyse peut prendre autant de temps que la partie elle-même.

En complément selon votre disponibilité :

  1. Lisez des parties commentées et les jouer sur un échiquier (un vrai) pour s’imprégner de la stratégie et du jeu positionnel. Développer toutes les variantes n’est pas obligatoire.
  • Logical Chess : Move By Move (Chernev)
  • Understanding Chess Move by Move (Nunn) : avec une édition française qui semble être prévue en 2022.
  • L’art du combat (Bronstein) : les parties commentées du tournoi des candidats de Zürich (1953)

2. Complétez vos connaissances théoriques avec Yusupov (par exemple), ou en travaillant un livre en particulier.

3. Sans y attacher trop d’importance, jeter un coup d’œil sur les ouvertures afin de ne pas être pris au dépourvu face à certains gambits, de ne pas tomber dans des pièges, ou comprendre comment votre fou est toujours enfermé au 10eme coup.

4 Ne pas négliger les finales.

5. Inclure des phases de révision.

Et tenez à jour votre journal quotidien afin de réviser ce qui ne va pas.

Le bilan

  • 15 minutes de tactique quotidienne, du lundi au vendredi : 1h15 minutes
  • 1 partie 15+10 par semaine : 45 mn
  • 15 minutes d’analyse par partie : 15 mn

Avec un total de 2h15 sur 5 jours, cela donne moins de 30 minutes par jour. 30 minutes c’est 2 fois 15 mn (15 mn au cours de la pause du midi ou en mettant le réveil 15 mn plus tôt), sauf pour la partie bien sûr ! A vous de voir ensuite comment vous complétez ou pas votre travail. Cours dans votre club ou avec un coach, tournoi en ligne ou parties par correspondance, tournoi homologué le week-end (souvent sur trois jours hors période estivale, sinon c’est sur une semaine), théorie dans des livres. Attention : visionner une vidéo c’est du loisir, ce n’est pas travailler les échecs.

A comparer avec l’accumulation quotidienne de 1h de blitz.

Bon courage !

La Méthode Zugzwang (Daniel Muñoz)


« Commet optimiser sa préparation aux échecs »

Contrairement à ce que le titre n’indique pas (ou le contraire), il ne s’agit pas d’une méthode à proprement parler, ni d’un traité de tactique ! Autant dire que le choix du titre est plutôt bizarre.

Daniel est un joueur espagnol classé dans les 2100, collaborant avec Chessbase et entraineur FIDE. Universitaire, détenteur d’un master en Programmation neurolinguistique, ses compétences s’orientent vers la psychologie. Avec la collaboration du GMI Herminio Herráiz, il publie en 2017 : La méthode Zugzwang. Destinée à progresser aux échecs, elle est construite d’après la nature même du jeu et vise à travailler sur vos erreurs (je cite). Bref, tout un programme. Et d’ailleurs, il y en a un à la fin de l’ouvrage ! Ce livre ne s’adresse pas à des joueurs débutants et suppose d’avoir déjà un peu de pratique. Les conseils peuvent toutefois s’appliquer à tous les niveaux, pour peu que le joueur cherche à comprendre pourquoi il stagne malgré son travail.

J’aime bien sa définition de l’erreur (il fallait la trouver !) : Utilisation d’un paradigme utilisant une réflexion obsolète. J’aime aussi sa petite remarque : étudier les échecs ne veut pas dire s’entrainer. Et puis : Comment gagner des points elo ? Déjà en commençant par ne pas en perdre ! (en d’autre termes, quand le bateau coule, il vaut mieux chercher à boucher la voie d’eau que d’écoper)

Après avoir compris comment on utilise toujours les mêmes erreurs avec les mêmes (mauvais) résultats, il devient plus facile de se débarrasser de ses habitudes néfastes afin de rebondir sur un entrainement adapté.

Je ne manquerais pas de revenir sur ses propositions qui m’ont semblé complémentaires des idées de Dan Heisman. Je pense toutefois qu’il conviendrait de lire Heisman en premier dans la mesure où Daniel et Herminio proposent plus de parties commentées qui peuvent ralentir la lecture et qu’ils orientent le joueur vers un plan d’entrainement.

Ce livre est en espagnol, et est traduit en anglais. Il aurait été en tête des ventes des livres de sa catégorie si j’ai bien compris. Toujours est-il qu’il a été commenté que dans des forums et qu’il se fait un peu accroché ailleurs sur la traduction anglaise. Dommage pour quelque chose à 1.74 € en version Kindle. Il y a un blog, aussi en espagnol, mais grâce à Google traduction son accès est facilité. Une chaine YT existe également.

Quelques bonnes résolutions pour 2022


Bientôt 2022 et il va être temps d’aborder les bonnes résolution de l’année à venir. Peut-être que vous vous êtes dit : « Ça y est, je m’y mets !« . S’il s’agit d’apprendre, je ne peux que vous conseiller d’investir dans la Stappen Method ou les fascicules « Learn Chess the Right Way » de Judit Polgar (en anglais, certes, sinon tentez les 1064 exercices pour progresser aux échecs de Jacques Escaffre) qui vous prendront par la main afin de vous donner les bonnes bases. Mais vous faites peut-être partie de ces joueuses et joueurs ayant dépassé le stade débutant et qui s’interrogent quant à leur manque de progression. Vous trouverez sur ce blog quelques pistes que vous pourrez explorer afin de vous aider. Mais avant de vous y coller 5 à 10 heures par semaine (ce sera probablement le prix à payer), vérifiez que vous pouvez éliminer quelques petites habitudes parasites, qui, sans être de réels blocages à votre progression, risquent de minimiser vos résultats et donc d’altérer votre motivation.

Les mauvaises habitudes

  • Les Blitz : certes, pour passer le temps, c’est bien. Mais la pratique à outrance est probablement responsable d’une limitation de vos aptitudes. Dans ces cadences, ce sont souvent les mêmes schémas qui sont utilisés (par la force de l’habitude) sans qu’ils soient corrigés. Ils ne sont que la réponse à un stimulus visuel. Et votre cerveau ne s’adapte pas aux nouvelles situations, faute de nouvelles connexions entre les neurones. De plus, on ne le répétera jamais assez, la pratique intensive des blitz ne vous permet pas de mettre en place un processus de raisonnement correct. Vous estimez qu’il est bon ? Quelle est la dernière fois où vous avez perdu une pièce en vous disant : « Ah, mince, j’avais pas vu !!« 
  • Ne pas utiliser un échiquier pour jouer et analyser : même s’il n’y rien de démontré, il est facile de penser que quelque chose de concret permet de mieux mémoriser qu’une image qui se déplace sur un écran avec l’aide d’une souris. Travailler les échecs se fait avec un échiquier, un cahier et un stylo.
  • Analyser une partie avec un moteur d’échecs avant de le faire soi-même : c’est humain, et même des joueurs de club ne résistent pas à cette tentation. L’analyse d’une partie (partie à cadence lente, bien sûr… revoyez le premier point) devrait être systématique.
  • Faire des parties d’entrainement avec des joueurs moins forts : le niveau de jeu n’est pas poussé à son maximum quant on joue face à un adversaire moins fort. L’adversaire supérieur va vous montrer vos failles et faiblesses. Pour cette raison, il est possible qu’il soit difficile de trouver un adversaire avec un elo supérieur au votre et qui accepte une partie. Mais lancez des défis sur Lichess ou proposez à un bon joueur de club de vous donner des conseils.
  • Trop travailler la tactique : on perd un peu le sens d’une partie, en devenant spécialisé dans la résolution des problèmes d’échecs. Il faut s’accorder des sessions courtes et/ou des jours de repos.

Les bonnes habitudes

  • Conservez vos parties dans une base de données (afin de les étudier ultérieurement, et aussi afin de vérifier si quelques années plus tard vous auriez fait la même erreur) et gardez une trace de ce que vous étudiez. Le module des études de Lichess vous permet de le faire.
  • Écrivez vos variantes et solutions lors de la résolution d’un exercice tactique : vos idées seront claires et vous visualiserez mieux les variantes. En outre, cela vous permettra de différer l’étude de la solution.
  • Cela découle du point précédent : étudiez attentivement la solution d’un exercice raté en confrontant vos idées avec celles du moteur d’analyse. Vérifiez vos mauvais coups, explorez les solutions que vous avez écartées. Repérez les tactiques que vous ratez le plus souvent et les failles dans le processus de réflexion.
  • Pour les blitz que vous jouez (si, vous pouvez en faire un peu !) : le seul intérêt réside dans le travail des ouvertures. A quel moment avez vous perdu la main ? Avez vous contré efficacement un mauvais coup de l’adversaire ? Exploitez l’explorateur d’ouvertures de Lichess, ou la database de Chessbase afin de corriger ces erreurs. Éventuellement, demandez l’avis de Stockfish si vous avez des doutes.
  • Corrigez vos mauvaises habitudes !

D’après The Zugzwang Method (Daniel Munoz ) et

Top 5 chess Habits (ChessDojo)

Prêts à vous débarrasser de vos mauvaises habitudes et à appliquer de meilleures routines de travail ? Tentez de tenir quelques semaines avant d’établir votre planning d’entrainement.

Les 4 piliers d’une progression harmonieuse.


Les 4 piliers d’une progression harmonieuse.

(je me répète, mais le titre ne tient pas en entier dans la mise en forme !!)

Vous passez votre temps à jouer des parties rapides en travaillant essentiellement les ouvertures grâce à une chaine Youtube tout en espérant progresser en achetant votre 84ème livre sur le jeu d’échecs ? Et vous avez l’impression de stagner à 1295 sur chess.com malgré les « tuyaux » (pour progresser rapidement) que vous avez réclamés sur les forums ? C’est le moment d’optimiser votre travail et éventuellement vous améliorer.

S’il est important de pratiquer avec des exercices et des parties d’entraînement (la règle : plus de parties lentes que de parties rapides et surtout jouer contre des adversaires plus fort que vous), il est également essentiel d’apprendre. Il faudra non seulement augmenter vos connaissances (investir dans la série écrite par Artur Yusupov consacrée à votre niveau en préférant la version anglaise : « Boost your chess » ou le « Bond du Tigre »), mais aussi corriger vos défauts grâce à l’analyse.

Ce ne sont que des lignes directrices pour vous aider. En dessous de 1500-1600 elo, les principaux blocages sont liés à un mauvais processus de réflexion et à des lacunes dans le calcul. La littérature échiquéenne, les vidéos, les coaches vous permettront de compléter les domaines abordés succinctement.

  1. TRAVAILLER LE PROCESSUS DE RÉFLEXION

Il peut se résumer en trois étapes :

  • Évaluer la dangerosité du coup de votre adversaire
  • Choisir le meilleur de vos deux coups candidats.
  • S’assurer que le coup retenu ne dégrade pas votre position tant tactiquement que stratégiquement.

Lors de votre réflexion, et sur au moins 1,5 coups, il faudra d’abord penser, et dans cet ordre, aux possibilités d’échec, puis de capture et enfin de menace. Autant pour vos coups que pour les réponses de l’adversaire. Cette réflexion devra être menée jusqu’à l’obtention d’une position d’équilibre.

Globalement, vous serez donc amené à établir des priorités au cours d’une partie :

  1. Répondre à la menace potentielle
  2. Évaluer les opportunités tactiques
  3. Assurer la sécurité du roi
  4. Développer et activer vos pièces
  5. Penser stratégie
  1. TRAVAILLER LA TACTIQUE

Soyez d’abord à l’aise avec les tactiques de base en les étudiant les unes après les autres.

Puis travailler avec des exercices tactiques généraux. Différents sites mettent de tels exercices à votre disposition.

Exercices de tactique : parmi un stock de plusieurs centaines d’exercices, en travailler quotidiennement plusieurs dizaines en vous attachant à comprendre pourquoi vous n’avez pas trouvé la solution. Vous les répéterez inlassablement jusqu’à pouvoir les résoudre en quelques secondes à force de les revoir. Puis recommencez avec un autre stock, différent ou plus difficile.

Exercice de calcul : réfléchir sur une position de milieu de jeu issue d’une partie de grands joueurs, en analysant toutes les options possibles et en évaluant la position finale de l’analyse de chaque ligne (qui a l’avantage ?). La durée minimale de cet exercice : 15 minutes

Profitez de ces exercices pour établir un bilan des erreurs le plus fréquentes.

  1. ANALYSER SES PARTIES

Chacune de vos parties longues devra être analysée. Le recours à un moteur d’analyse n’aura lieu que lors de la toute dernière étape, une fois que vous aurez réfléchi par vous-même à toutes les variantes.

L’analyse a plusieurs buts :

  • Trouver les moments critiques dans le jeu.
  • Chercher les raisons de vos propres erreurs : pas seulement ce qui a mal tourné, mais pourquoi cela a mal tourné.
  • Chercher de nouvelles possibilités : quels mouvements avez-vous manqué dans votre analyse ? Quelles idées pourriez-vous avoir considérées ?
  • Réfléchir sur l’ouverture.

Il faudra formuler par écrit les raisons de vos hésitations et de vos craintes lors de la partie. Après chaque analyse, vous devriez avoir appris au moins une chose. Par exemple : « Enfin une partie ou je me suis senti à l’aise», ou « Mon roi est rarement en sécurité à la fin de mon ouverture », ou « Je ne sais pas mener une finale de pions »

Partie après partie, vous pourrez ainsi établir le bilan de vos principales faiblesses qu’il faudra corriger

  1. ÉTABLIR UN PROGRAMME

Ce programme sera basé sur 2 à 4 sessions, au minimum 1 heure chacune, que vous répéterez, jour après jour, session après session. Entamez la session suivante que si vous avez terminé la session en cours (la même session peut donc être effectuée sur plusieurs jours, même s’il conviendrait de pouvoir en faire une par jour : adapter votre volume de travail en conséquence).

Le programme devrait inclure, dans des proportions variables selon vos faiblesses : l’étude des ouvertures (réduite au minimum pour un niveau 1200-1500), des milieux de jeu, et des finales. Et pour chacune de ces phases de jeu : théorie, pratique (exercices) et révision. Il faudra en outre y ajouter des exercices de tactique et de calcul ainsi que des parties d’entraînement qui seront analysées.

Prévoir au moins 30 % de votre planning à la tactique et au calcul, et 40 % aux parties d’entraînement et à leurs analyses.

Sur les 30 % restant, mettez l’accent sur les finales. Et en fonction du temps disponible : travail sur les ouvertures et le milieu de jeu (stratégie, lecture de parties commentées).

Enfin, modifiez votre programme tous les 2-3 mois selon vos améliorations.

Rien de miraculeux, j’ai simplement essayé de résumer et de synthétiser ce que j’ai pu lire ici et là. Bon, maintenant… est-ce que cela marche ? A vous de nous le dire !

Je n’ai pas le temps.


Il faut bien admettre que consacrer à notre jeu au moins une heure quodienne de façon efficace relève parfois du défi. La vie de famille, le boulot, les amis, [ajoutez ici ce que vous voulez]… Voici quelques pistes pour dégager des instants précieux.

Avoir un programme d’entrainement ne vous fait pas gagner du temps, mais cela optimise la façon dont vous l’utilisez ! Anticiper les exercices et le contenu de la séance, avoir une trace du travail précédent évite de revoir une même variante d’ouverture ou de rechercher la bonne page d’un bouquin.

Exploitez chaque moment : merci aux applications du téléphone (ou de la tablette) qui vous permettent désormais d’avoir accès à votre site préféré à chaque instant. Bref… que ce soit aux WC, sur une aire d’autoroute, avant de vous endormir, ou en remplacement de la pause cigarette (ah, oui : arrêtez les addictions tabagiques !), vous n’aurez plus d’excuses. Six fois dix minutes égalent une heure.

Choisissez le Cloud !!! Pas de logiciel sur votre ordinateur. Stockez tout sur Google Drive et mettez votre planning d’entrainement sur Google Agenda. Mettez vos parties dans les études que vous aurez créées sur Lichess. Exploitables en tout lieu dès que vous aurez un accès internet.

Optez pour une liseuse : toute votre bibliothèque dans quelque chose trois à quatre fois plus plat qu’un livre de poche. Et cerise sur le pompon : les livres d’échecs version Kindle (pour Amazon) sont en général moins chers que leur version papier. Autre avantage de la liseuse : le dictionnaire anglais-français intégré. Si vous hésitiez à franchir le pas dans la lecture des livres anglais : foncez.

A défaut d’un cahier d’entrainement, ayez un carnet d’entrainement que vous glisserez dans une poche de votre manteau ou votre valise. Investissez dans un jeu de voyage qui vous suivra partout. Mieux : développez le jeu en aveugle : plus besoin d’échiquier pour suivre une partie ou les variantes d’un problème tactique.

Après : avancez votre réveil de 15-30 minutes, limitez Facebook (Insta… Tik-Tok… Tweeter…), débranchez CNews et BfmTV. Et je ne vous parle même pas de Netflix (oui, bon… the Queen’s Gambit à la rigueur !)

S’il vous est difficile de dégager une fois par semaine un créneau d’une heure pour jouer une partie lente en ligne ou contre un moteur… tentez L’art de la négociation en famille (ou tout autre livre de ce genre). Là, je ne peux rien pour vous.