L’analyse d’une partie d’échecs.


On ne va pas revenir sur les bienfaits de l’analyse. Toutefois, on trouve peu de méthodes générales sur le web et dans les livres. La plupart du temps, on tombe sur des parties déjà analysées, mais cela n’explique pas concrètement comment faire quelles étapes suivre. Si un joueur classé 2375 a des idées stratégiques et tactiques, cela devient tout de suite plus hasardeux pour un joueur classé 1338.

Je me suis aidé de l’article de Noël Studer et de celui de Carlos Pujol sur chess.com.

Les bienfaits de l’analyse sont multiples :

  • comparaisons de nos idées avec la dure réalité de la tactique et du jeu positionnel.
  • développement de notre processus de réflexion.
  • amélioration progressives de nos connaissance sur les ouvertures (et au bout du compte sur les positions et les finales qui en découlent).
  • détection des erreurs récurrentes.

Selon Yusupov, ce qu’il faut attendre d’une analyse :

  • « trouver les moments critiques » dans le jeu, ces moments où des erreurs ont été commises, la nature de la position a changé, etc.
  • « Chercher les raisons de vos propres erreurs » – pas seulement ce qui a mal tourné, mais pourquoi.
  • « Chercher de nouvelles possibilités. » Quels mouvements avez-vous manqué dans votre analyse? Quelles idées pourriez-vous avoir considérées ?
  • « Réflexion sur l’ouverture »

Étape 1 : une analyse s’anticipe.

Pendant la partie, noter votre temps de réflexion. (Bon… faut avouer que la place manque parfois sur ces feuilles et que dans le feu de l’action ce n’est pas toujours facile)

Annoter votre feuille de partie avec des signes cabalistiques afin de repérer des coups particuliers (une croix pour une tactique douteuse, un point d’exclamation pour repérer un coup de adversaire qui vous a surpris, etc.)

Juste après la partie, notez vos impressions de façon plus détaillées (utilité d’avoir un carnet sur soi)

Si possible lors d’un tournoi : analyse post mortem avec votre adversaire (en fait cela devrait être obligatoire, ne serait-ce que pour des raisons de convivialité). Notez à part les idées, ce qu’il a vu de son coté.

Étape 2 : juste après la partie

Le plus rapidement possible après en tout cas. Lors d’un tournoi, ce sera le soir si vous en avez le courage ! Lors d’une partie en ligne, juste après.

Mettre la partie dans une base de données et retranscrire vos notes de la journée. Bien sûr, sans lancer le moteur d’analyse.

C’est le moment de repérer les moments critiques. Déjà, de façon simple : repérer les transitions ouverture-milieu de jeu, et milieu de jeu-finale. Le premier moment critique est à la sortie de l’ouverture (que ce soit vous ou l’adversaire qui en est la cause ). La perte d’une pièce en est une autre. De façon plus subjective, il faut aussi rechercher ce moment lorsque les deux positions semblent en équilibre et que chaque camp est arrivé au maximum de l’exploitation de la position (point de rupture possible). Lorsque le moteur est lancé ce sera lui qui indiquera également les options importantes qui ont été ratées. Il n’est pas utile dans cette étape d’en faire un roman, mais de poser un de ces signes cabalistiques si vous n’aviez pas eu l’occasion de le faire au cours de la partie. (^^, *, # ou tout autre signe spécial)

Ensuite il faudra aussi repérer les moments où vous vous sentiez mal engagé, s’attarder sur les phases d’échange, sur les moments pendant lesquels vous n’aviez pas d’idée, sur les positions peu claires qui vous ont fait choisir un coup simple plutôt que d’approfondir votre calcul.

Ce seront les moments clefs que vous analyserez en détail ultérieurement.

Enfin, et uniquement pour l’ouverture : vérifier ce qui peut être amélioré ou évité (Moteur d’analyse, database). Plus tard, s’attarder sur le raisons pour lesquelles vous n’avez pas joué le meilleur coups pendant cette ouverture.

Au cours d’un tournoi, il n’est pas utile d’en faire plus afin de garder confiance. En tout état de cause, afin de ne pas se dévaloriser : ne jamais se dire « Quel idiot de ne pas avoir vu ça !  » ou « La honte, avoir été battu par un joueur avec 200 elo de moins que moi !« , mais « Il a fait chaud dans la salle » ou « J’avais soif, je devrais prévoir une autre bouteille d’eau« .

Le moteur d’analyse a été utilisé uniquement pur vérifier les quelques premiers coups de l’ouverture.

Etape 3 : plusieurs jours plus tard.

« Un bon processus de réflexion qui abouti à un mauvais coup est pire qu’un bon processus de réflexion qui abouti à un mauvais coup !  »

Noël Studer

Avoir écrit les idées qui viennent à l’esprit juste après la partie sont essentiels.

Bien sûr l’aide d’un joueur plus fort que vous est la meilleur solution, mais sinon, c’est le moteur d’analyse qui sera la référence. D’autant plus qu’il est quasiment impossible (avec des journées de 24 heures) de revoir la partie, coup après coup, en y consacrant autant de temps que la partie elle-même. L’analyse de Stockfish permet de recaler l’évaluation qu’on ressent lors des moments critiques (je pense qu’il est utile de donner une évaluation sur chacune de ces positions ), puis de la comparer plus tard avec l’analyse d’un moteur (chaque moteur aura sa propre évaluation, il faudra donc se fier au même moteur à chaque fois).

La situation s’est décantée, vous pouvez aborder votre partie avec un œil nouveau. Il s’agit désormais, calmement et en prenant votre temps, de la revoir en envisageant les options que vous n’aviez pas développées (variantes et sous-variantes), ou de comprendre comment vous auriez pu éviter la perte d’une pièce ou le contrôle d’une case (colonne, diagonale).

Lorsqu’une position semble peu claire, il est utile de faire appel à une base de donnée et de rechercher des positions similaires jouées par des forts joueurs afin d’observer leurs décisions. Mais le plus important est malgré tout de comprendre pourquoi on est dans l’erreur. Si le calcul peut en être à l’origine, il est aussi possible que notre état d’esprit nous amène à prendre de mauvaises décisions. On pense être en retard ? on attaque à fond en prenant des risques. On pense être en avance ? On se relâche et l’adversaire reprend le dessus. Partie après partie, il est alors possible de dégager quelques défauts principaux.

Et enfin… : Stockfish, Komodo, Lc0 !! Lâchez la cavalerie. Régler la détection des erreurs en fonction de vos objectifs (à mon avis, un seuil de 0.66 à 0.75 points est probablement suffisant à petit niveau, 1 point si vous débutez). Surtout pour les débutants, si une erreur est dépistée tous les 4 à 5 coups, il faut sérieusement penser à revoir le processus de réflexion et travailler la tactique. Ou régler le seuil d’erreur sur une valeur un peu plus haute ! Inversement, si le moteur d’analyse ne détecte rien… affinez les options.

Etape 4 : le bilan.

Il est temps de se poser des questions. Avez-vous correctement évalué la position ? Aviez vous choisi un bon plan? ? Combien d’erreurs tactiques ? (pièce perdue ou tactique ratée, partie qui se prolonge alors qu’un mat en 3 coups était jouable). Il très important de verbaliser cette étape, de l’écrire.

Pour chaque partie, noter trois choses que vous avez apprises. Par exemple :

  1. Pour cette ouverture, l’échange des fous n’est pas à craindre.
  2. Dans des situations tactiques, ou désespérées, toujours regarder s’il est possible de mettre le roi adverse en échec.
  3. Dans une finale complexe R+P, il est parfois utile de bloquer un ilot de pions avant de déplacer son roi.

Repérez les failles dans votre processus de réflexion, diagnostiquez les tactiques ratées, les moments de la partie pendant lesquels vous avez été faibles (ouverture, milieu de jeu, finale). Puis, lorsque les parties de votre tournoi ont été analysées, ajustez votre programme d’entrainement en conséquence.

Il est utile de soumettre votre analyse finale à un joueur (au moins de votre niveau) afin de limiter des biais (récursivité). Par exemple : s’autoflageller pour ne pas avoir trouvé un mat en 5 coups (avec des variantes et sous-variantes compliquées), alors qu’un mat en 7 était possible avec une suite forcée plus simple. Les forums permettent de publier ces analyses, si tant est que quelqu’un y prête un œil attentif et bienveillant. C’est une arme à double tranchant.

Comme on peut le voir, une analyse sérieuse prend du temps. Pour un tournoi, c’est une bonne semaine de travail en perspective. Hors tournoi, vos parties longues en ligne (au moins des 30 minutes) méritent cet effort. Dans une moindre mesure, les parties plus rapides ne doivent pas être négligées.

Certes cette activité est chronophage, mais c’est pour cette raison qu’il y a si peu de Grand maitres !!

Stejpan nous développe tout ça sur Hanging Pawns : « How to detect and correct your middlegame mistakes » et « How to analyse chess games« 

Etape 5 : et après ?

Le gain, si gain il y a, est probablement sur le long terme. Dans la mesure où l’intérêt est finalement de se corriger, cela nécessite d’accorder son programme d’entrainement à ces analyses. En comptabilisant les types d’erreurs (tactique – offensive ou défensive, soucis visualisation, stratégie, finale – de tours, de pions -, ouverture – avec les blancs, les noirs -) on peut ainsi porter ses efforts sur les points faibles. De façon encore plus simple : trouver la dernière erreur qui vous fait perdre une partie. Faites-le sur au moins 10 parties et regardez ce qui s’en dégage.

Vous aussi vous analysez ? Dans quelle mesure cela vous a-t-il aidé à progresser ?

Concentration.


« Se concentrer n’est pas regarder fixement quelque chose, ni essayer de se concentrer !« 

Dire à quelqu’un : « Tu dois te concentrer !« , n’aboutit à rien. Ce n’est pas comme si on actionnait un bouton marche/arrêt. Et le meilleure façon de le faire en dehors d’une partie, est de s’entrainer avant.

D’abord s’équiper d’un chronomètre. ensuite, se créer une base de données « Positions d’entrainement » avec des positions intéressantes, curieuses, problématiques. Mais pas nécessairement difficiles. Piocher dans TWIC par exemple. Pourquoi pas nos parties, mais surtout des parties commentées car il faudra comparer vos idées avec la réalité. en fait, il faut repérer le moment ou cela bascule, ou celle dans lesquelles on a l’impression qu’un camp est meilleur alors qu’il perd la partie.

Puis, réfléchir à la position pendant 20 minutes (ou moins, l’essentiel est de s’y tenir strictement). Puis comparer le coup choisi avec la vraie partie ou l’ordinateur. Au début, les résultats seront décevants. Mais progressivement vous comprendrez vos lacunes et vous finirez  par analyser de plus en plus finement.

Il s’agira surtout de prendre l’habitude de s’assoir devant un échiquier, poser les pièces, réfléchir, donner sa solution et de la comparer avec la  source. Certes, on aura surtout l’impression de ne rien apprendre, mais le but est d’acquérir des compétences et non pas des connaissances. 20mn de ce genre d’exercice est tout aussi profitable qu’une partie d’une heure.

d’après « Chess for Zebras » (Jonathan Rawson)

Cela ressemble assez à la méthode Stoyko mise  en avant par Dan Heisman. Jonathan reste assez flou sur les détails. Notamment quand il précise que les positions peuvent être issues de The Week in Chess, alors qu’elles n’y sont pas commentées. Le bénéfice devrait se faire sentir sur le long terme. L’assimilation de connaissances stratégiques devrait aider quant à la compréhension du coup idéal joué ou recommandé. Jonathan précise bien, à la fin de son chapitre dédié à la concentration, que pour être précis, il faut surtout être très attentif sur les intentions de l’adversaire (et comme il l’analyse aussi dans ce chapitre : il faut surtout analyser 1 coup plus loin que son adversaire !)

Les conseils de Todd


SOYEZ OBSERVATEURS !

 

Lorsque votre adversaire réfléchit, regardez comment les pièces sont alignées, tant sur des diagonales que sur de rangées (ou des colonnes).

Un roi en c3 et une dame en e5… Hop, une belle diagonale qui peut être exploitable pour un coup tactique.

Pas de pièces alignées ? Et si une déviation, ou une attraction, le permettait ?

 

Le conseil du jour : une pièce tout seule dans le camp adverse ? Souvent de telles pièces sont les cibles potentielles d’une capture.

 

Merci Todd ! (Chess Strategy Workbook)

 

 

Faut-il jeter les moteurs d’échecs ?


Sylvain Ravot nous montre bien les dangers d’une utilisation à outrance des moteurs d’échecs. Que ce soit sur votre site préféré (Lichess, Chess.com, ou Chess24) ou aussi sur votre logiciel préféré. Et que ce soit avec Stockfish (la dernière version 13 ne change pas grand-chose semble-t-il) ou Komodo par exemple.

Estimations positionnelles chiffrées sans rapport avec la position, estimations faussées des ouvertures, analyses automatiques démoralisantes… Bref, pour un joueur débutant, l’emploi des moteurs d’analyse est un réel danger : le cerveau ne réfléchit plus,  l’analyse est polluée par les résultats mathématiques, certains bons coups (pour un joueur de petit niveau) sont classés comme « gaffe » (??) sans que la position se soit réellement dégradée. Bref, on ne sait plus jouer !

Pour faire court : désactivez l’analyse permanente lorsque vous voulez revoir une partie. Réfléchissez sur ce qui vous semble anormal, compliqué, annotez les positions sur lesquelles vous avez buté.

Lors des ouvertures, fiez-vous aux bibliothèques issues des parties de joueurs de haut niveau et non pas sur le +0.25 donné au bout d’une nuit de réflexion d’un microprocesseur et dont l’avantage ne pourra se faire ressentir qu’au bout de 20 coups.

Éventuellement, vérifiez grâce à SF pourquoi vous avez perdu une pièce ou à quel moment vous auriez pu avoir une position plus simple. Et si vous êtes victime d’un ? ou d’un ?? lors de l’analyse, mais que cela ne semble pas évident quant à la réelle signification, ne vous formalisez pas ! Soyez malgré tout attentif au coup tactique que le moteur ne manquera pas de vous signaler.

Si d’un point de vue pédagogique, la désactivation d’un moteur d’échec est pertinente, il n’en reste pas moins que cela reste un excellent outil qu’il convient simplement d’utiliser à bon escient. il vous montrera probablement quand, tactiquement, vous avez perdu votre partie. Bien sûr, si un coach/entraineur/joueur avec un un elo supérieur est à votre disposition pour vous guidez, cela reste encore la meilleure solution. Allez voir les conseils de Stjepan pour avoir des conseils pratique d’analyse.

 

 

Deux exercices pour améliorer la visualisation


Exercice 1

Mémoriser l’échiquier vide avec un cavalier en a1 (case noire). Puis, mentalement chercher le chemin pour le faire arriver en  b1 (soit a1 b3 d2 par exemple), puis en c1 et ainsi de suite pour terminer sur h1. Ensuite faire passer le cavalier sur h2, puis g2, etc.

Au final, de case en case, vous aurez déplacé le cavalier sur toutes les cases de l’échiquier. N’oubliez pas de visualiser aussi la couleur de la case (l’intérêt avec la cavalier est l’alternance des couleurs à chaque déplacement).

L’exercice est fastidieux, mais avec un peu d’entrainement vous devriez arriver à boucler le tout en 15-20 minutes.

Pour moi, c’est déjà difficile ! Je me contente d’énoncer les cases et leur couleur tout en les visualisant. Pour l’instant je tiens sur deux rangées. Après ? Je craque… et j’arrête.

 

Exercice 2

Recommencer l’exercice 1. Lorsqu’un cavalier atterrit sur une case, votre tâche consiste maintenant à visualiser les diagonales connectées. Dans le cas de la case a1, il n’y a qu’une seule diagonale. Ainsi, la diagonale connectée de la case a1 est composée des cases a1, b2, c3, d4, e5, f6, g7 et h8. Toutes ces cases sont noires, donc visualisez-les comme telles.

Il est également important d’essayer de visualiser cette diagonale par rapport à l’échiquier (c’est-à-dire d’une perspective détaillée et d’une perspective de niveau supérieur). Essayez donc de visualiser cette diagonale spécifique à partir de différentes perspectives. C’est-à-dire, essayez de la regarder du point de vue d’un joueur, d’un point de vue supérieur et du point de vue d’un spectateur, en nommant chaque carré de la diagonale comme vous le faites.

Lorsque vous commencez à vous sentir à l’aise avec les noms des cases de la diagonale, revenez à une vue détaillée de loin et faites passer le cavalier à la case suivante (dans ce cas la case b1). Lorsque le chevalier arrive sur le carré b1, visualisez les diagonales connectées à la case b1.

Il y en a deux : la diagonale b1, a2 et la diagonale b1, c2, d3, e4, f5, g6, h7. Essayez de visualiser ces deux diagonales dans une perspective de haut niveau. Imaginez que tous les carrés de ces diagonales sont blancs. Essayez de mémoriser les noms des carrés le long de chacune des diagonales.

Pour vous faciliter la tâche, et aussi pour développer une visualisation dynamique, jouez à un jeu simple dans votre tête en visualisant un fou ennemi qui se déplace le long de la diagonale vers et depuis différentes cases. Nommez chaque case sur laquelle le fou atterrit pendant que vous le déplacez d’avant en arrière. Ensuite, lorsque vous êtes sûr d’avoir bien visualisé les diagonales, visualisez le fou qui capture le chevalier.

Retirez maintenant le fou et replacez le chevalier sur la case b1. Visualisez à nouveau le chemin du chevalier vers la case suivante de la rangée en vous assurant de voir chaque case et la couleur que le chevalier touche lorsque vous la déplacez. Dans ce cas, nous voulons amener le chevalier sur la case c1. En atterrissant sur la case c1, visualisez les deux diagonales qui se croisent sur la case c1 en veillant à nommer chaque carré sur chaque diagonale. Par exemple, vous pouvez visualiser les cases noires c1, b2 et a3 sur une diagonale, et les cases c1, d2, e3, f4, g5 et h6 sur l’autre diagonale. Placez à nouveau un fou ennemi sur le plateau et déplacez-le d’avant en arrière jusqu’à ce que vous décidiez finalement de capturer le cavalier.

Répétez la technique jusqu’à ce que vous ayez déplacé le cavalier sur toutes les cases de l’échiquier et que vous ayez visualisé toutes les diagonales et leurs couleurs ainsi que l’interaction des pièces. Vous aurez alors fait l’exercice d’un point de vue statique et dynamique.

Cette méthode prend du temps, mais il n’est pas nécessaire de tout faire en même temps. Disons que vous avez fait monter le chevalier jusqu’à la case d4 et que vous avez besoin d’une pause. Allez-y, faites une pause. Lorsque vous décidez de reprendre l’entraînement, replacez le chevalier sur la case d4 et continuez à partir de ce point. De cette façon, vous finirez par déplacer le chevalier sur chaque case du plateau.

Vous vous familiariserez avec les chemins de liaison et les points d’intersection ainsi qu’avec toutes les cases de liaison. En fait, vous mémoriserez le plateau en même temps que l’interaction des pièces, ce qui facilitera grandement l’utilisation de la technique du tremplin de Jonathan d’un point de vue dynamique plutôt que statique.

En utilisant des variantes de ces exercices, vous commencerez à savoir exactement quelles sont les cases qu’un fou, un chevalier et une reine ennemis menacent. Vous pourrez éventuellement ajouter d’autres pièces et visualiser des interactions plus complexes, mais nous espérons que cela vous aidera à démarrer.

D’après « How do you improve your visualisation skills » par Richard Reid

 

 

 

 

 

 

 

Diagnostic tactique


Faites vous un petit tableau Excel (ou sur une simple feuille de papier, ou même dans votre journal de travail) et mettez un petit trait devant une des catégories suivantes à chaque fois que vous ratez un exercice tactique :

  • Mauvaise visualisation : qui vous empêche d’avoir un calcul exact. Comme une pièce adverse clouée sans tenir compte de cet avantage, ou lors de positions compliquées avec beaucoup de pièces dans un secteur de l’échiquier rendant ainsi la visualisation plus difficile.
  • Pas de recherche de tous les échecs possibles lors de la réflexion : et ceci pendant 1.5 coups minimum. En pratique, on peut se contenter de prendre en compte que le premier coup pour poser un trait. Sachant que si on n’envisage pas un échec comme réponse de l’adversaire, c’est peut être simplement dû à un soucis de visualisation ou une mauvaise prise en compte de toutes les pièces de l’échiquier.
  • Pas de recherche de toutes les captures possibles lors de la réflexion : négliger aucune capture de pièce. Un simple pion capturé permet de laisser passer une tour victorieuse ou ouvre une diagonale vers le roque. Ne pas négliger non plus un sacrifice en se disant : « Ah bah.. non… là si je perd ma pièce, ça va plus » sans avoir réfléchit a minima 1.5 coups.
  • Pas de recherche de toutes les menaces possibles lors de la réflexion : un échec au roi, c’est une menace. Reste, après les calculs des captures, à envisager les menaces sur la dame, la tour, le cavalier, le fou…
  • N’aborde pas les coups candidats dans l’ordre échec-capture-menace : nécessite un peu d’introspection, mais afin d’optimiser le temps lors d’une partie, il semble essentiel de bien aborder la réflexion dans cet ordre.
  • Quiescence : on pense que la position est gagnante ou perdante, alors que des échanges sont encore possibles ou que des menaces sérieuses existent encore (d’un coté comme de l’autre).
  • Ne réfléchit pas au minimum jusqu’au 1.5 coup suivant : plutôt de l’impatience en fait ! on voit une capture d’une pièce non protégée mais la réponse adverse entraine un échec intermédiaire dévastateur.
  • Pas de prise en compte de toutes les pièces de l’échiquier : normal quand on aborde un problème (contrairement à une partie pendant laquelle la connaissance de toutes les pièces sur l’échiquier est intuitive et progressive, coup après coup). Bien penser avant de réfléchir sur un exercice tactique à analyse la position : équilibre matériel, pions passés, sécurité des rois, avantages stratégiques, activité des pièces… enfin bref, la routine quoi ! Lors d’un exercice avec une finale de pions, bien regarder qui doit jouer en premier et bien s’imprégner du sens du jeu.
  • Mauvais calcul : mélange en fait d’un défaut de visualisation (empêchant souvent de réfléchir au delà de 2 à 3 coups, même sur des coups forcés), de mauvaise prise en compte de toutes les pièces de l’échiquier, de quiescence, d’une non considération d’un échec intermédiaire.
  • N’envisage pas une position idéale : pas une erreur en soi, mais parfois un schéma tactique s’impose et on ne recherche pas à l’atteindre.

Liste non exhaustive, mais je pense qu’elle regroupe l’essentiel des défauts. Vous pouvez en rajouter d’autre ou en retirer.

Au fur et à mesure de vos exercices tactiques quotidiens, vous pourrez ainsi dresser le portrait robot de vos erreurs de réflexion. Attendez toutefois d’avoir une bonne centaines de problèmes ratés pour tirer des conclusions. Admettons que vous résolviez 70 % de vos problèmes, si vous en pratiquez 100 par jour, vous mettrez 3-4 jours à compléter votre tableau diagnostique (et bien sûr 6 à 8 jours si vous vous basez sur 50 problèmes quotidiens).

Vous pouvez cocher plusieurs catégories en même temps. Une position compliquée altère votre visualisation et votre cerveau s’affole sans aborder la situation sereinement (vous vous concentrez sur la position compliquée sans voir la tour de l’autre côté de l’échiquier qui pourrait débloquer le problème). Dans ce cas cochez le défaut de visualisation, la non-considération de tout l’échiquier, et par exemple le fait de ne pas avoir envisagé tous les échecs. Trois traits.

Si cette méthodologie est un peu lourde, elle a au moins l’avantage de bien faire prendre conscience des erreurs de base. Pour progressivement appliquer tout ça inconsciemment lors d’une partie. N’hésitez pas à vous replonger dans les quelques posts sur les processus de réflexion.

 

Tactique (bis)


Petit complément : alors, ces exercices, on les résout directement à partir du bouquin ou du site, ou avec les pièces sur un échiquier ? Les deux, mon capitaine. A mon avis, le fait de résoudre directement permet d’aborder plus d’exercices dans un même intervalle de temps, donc c’est ok pour la routine avec des cas faciles et avec 1 à 3 coups évidents. Mais dans la vrai vie, on joue devant un échiquier bien concret. L’intérêt de placer les pièces sur l’échiquier est que cela doit certainement procurer une meilleure visualisation lors de la réflexion.

Ne pas se formaliser sur les résultats : concentrez vous plutôt sur votre progression. Certes, votre elo reflétera votre aptitude à résoudre les problèmes (et réciproquement). Mais lors d’une partie vous aurez un adversaire tout aussi humain que vous, et la position que vous aurez sous les yeux sera issue d’une série de coups qui vous aura déjà permis d’appréhender certaines choses. Ce qui est parfois plus difficile à faire quand on est plongé directement sur un problème.

 

Vachier-Lagrave, Maxime vs Anton Guijarro, David


C’est dans le tournoi de Wijk aan Zee (c’est tout de même plus poétique que le Tata Steel Masters), et la quatrième ronde s’est soldée par une nulle dans toutes les parties.

A titre d’exemple, j’ai jeté un rapide coup d’œil sur la partie de Maxime contre Anton. 2784 contre 2679. L’analyse sur Lichess a montré pour les deux : 0 imprécision, 0 erreur, 0 gaffe. La perte moyenne a été de 0.055 pions chacun pour cette partie. L’avantage maximum concédé par le joueur espagnol a été de 0.8 points, et 0.5 points par MVL.

Waouh !

En gros, le graphe de l’analyse ressemble à ça :

Alors que quand je joue avec un adversaire de mon niveau :

 

 

Tactique, toujours et encore.


Trois éléments entrent en compte dans la tactique : reconnaissance des schémas tactiques (les briques), le calcul et la visualisation (le ciment). Toutefois au cours d’un partie, il n’est pas rare de rater une attraction suivie d’une fourchette imparable. Que faire ?

Pistes pour travailler les schémas tactiques :

  • Exercices simples avec les schémas de base.
  • Sur ces positions de base, pas plus de 30-60 secondes par problème, arrêter au bout de 15-20 minutes ou quand vous butez sur 3-4 problèmes à la suite.
  • S’arrêter sur les raisons pour lesquelles vous n’avez pas résolu l’exercice : processus de réflexion, mauvaise considération des pièces sur l’échiquier, mauvais calcul au bout de 2 coups… etc
  • Continuer jour après jour (et sur plusieurs mois pourquoi pas), jusqu’à ce que vous puissiez passer moins de 15 secondes en moyenne par exercice.

Pistes pour travailler le calcul et la visualisation :

  • Utiliser les exercices tactiques d’un livre ou d’un site d’échecs.
  • Travailler 2 fois par semaine, 30-60 mn par session.
  • Repérer et calculer les coups forcés avant de proposer votre solution
  • Comprendre pourquoi on a échoué.
  • Éventuellement, écrire les variantes lors de la réflexion, et s’en affranchir progressivement.

La proportion de ces deux modes d’entrainement est à moduler selon vos faiblesses. Il est probable qu’un joueur débutant tirera profit de n’utiliser que la première méthode, pour petit à petit améliorer son calcul pur avec la deuxième méthode.  A chacun de trouver le bon équilibre.

 

Et après ?

 

Plus le niveau des joueurs augmente, moins ces joueurs sont sujets à perdre des pièces « bêtement » ou sur un coup tactique. Les considérations stratégiques prévalent sur leur plan de jeu et la tactique est le support de leurs idées. La tactique est autant une arme offensive (punir l’adversaire !) que défensive (restreindre les mouvements de l’adversaire). Bien évidemment l’entrainement passe par la résolution d’exercices tactiques, régulièrement et en plus ou moins grands nombres.

Le soucis de ces exercices est qu’ils se concentrent essentiellement sur l’aspect offensif (gain d’une pièce ou mat) alors que ces situations ne surviennent qu’assez rarement, et souvent sur la faute de l’adversaire. Et enfin : dans ces exercices, nous en connaissons déjà l’issue, alors que dans la vraie vie, le gain ou le mat ne nous est pas indiqué du tout !

Il faut donc savoir appliquer dans les parties ce qui est appris de façon théorique.

  1. Posséder un livre qui montre les bases (fourchettes, clouage, suppression du défenseur, mat(s), suppression du défenseur, etc.)
  2. Résoudre des exercices sur chesstempo, chess.com ou Lichess en y passant le temps nécessaire (ne pas céder au mirages du blitz !)
  3. Jouer des parties « lentes ». Les blitz sont assez utiles pour travailler les ouvertures, mais c’est tout. La tactique défensive survient rarement dans les premiers coups de la variante : il faut donc du temps pour les calculer.
  4. Commenter vos coups avec vos mots à vous (à voix haute, comme si vous deviez les expliquer à un GMI !)
  5. Comprendre pourquoi la solution n’a pas été trouvée, et créer un recueils de ces positions qui vous ont posé un problème.
  6. Jouer en solitaire des parties commentées : se mettre à la place du joueur (Kasparov, par exemple) deviner son coup, le comparer au votre et voir ainsi comment il arrive à exploiter les faiblesses de l’adversaire ou à déjouer ses armes tactiques.
  7. Même si jouer contre un ordinateur a ses limites, lutter contre un fort programme afin de détecter vis faiblesses (régler l’ouverture sur vos ouvertures habituelles, si vous en avez)

synthèse de deux articles de Bryan Castro sur le site Better Chess Training.

Tentez son article sur chessable : « Improve your tactics and become a beast at the chessboard.« 

 

Il est vrai qu’une accumulation de problèmes tactiques ne donnera probablement pas les résultats espérés. De la Maza y consacrait la plupart de ses journées, et Tikkannen avait déjà un niveau très enviable lui permettant de tirer un profit différent de celui acquis par un joueur plus modeste. La résistance et l’endurance sont deux piliers d’un entrainement sportif, mais ne suffisent pas toujours. Jouer à l’instinct grâce à la mémorisation de « patterns » donne un avantage au joueur qui a cette aptitude. Être capable d’obtenir un gain grâce à coup apparemment anodin aboutissant sur une tactique inattendue est également une arme redoutable. Bryan nous indique bien de pratiquer ces résolutions d’exercices suivant deux méthodes différentes (reconnaissance visuelle vs calcul), avec la troisième étape consistant à reprendre les parties commentée des grand maitres. J’y rajouterai peut-être les exercices de parties en aveugle, les exercices des carrés concentriques (de la Maza), et les outils de Fritz (sur une position : repérer des pièces non défendues, des pièces en prise, ou des pièces pouvant poser un échec). Écrire les variantes permet certainement d’ordonner son esprit et expliquer les coups à haute voix est quelque chose que j’ai déjà lu quelque part (Dan Heisman ?) Le choix du site est une affaire personnelle. Lichess permet d’avoir accès à une analyse et d’archiver facilement la position difficile par un simple copier/coller. Toutefois certains problèmes sont difficiles à comprendre car le gain ne semble pas immédiat et mériterait une explication stratégique.

 

 

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Améliorez votre puissance de calcul aux échecs


En cherchant sur Google avec « calculation » « chess » « improving », je suis tombé sur un document du GMI Davorin Kuljasevic qui nous donne quelques conseils pour progresser.

PROPHYLAXIE

Le première étape, incontournable, est de deviner les intentions de l’adversaire : « Qu’est-ce que mon adversaire jouerait s’il pouvait rejouer ? » Cela montre parfois des intentions simples, parfois des combinaisons de quelques coups. Ces coups ne sont pas nécessairement dangereux en soi, ou peuvent être contrés facilement. Mais parfois la situation est plus compliquée avec un risque de plusieurs menaces après un seul coup. Parfois les intentions sont plus complexes et nous ne sommes pas en mesure de les anticiper facilement. Malgré tout, prendre conscience des intentions de l’adversaire est réellement la clé. Il est facile de s’y entrainer lors de la résolution de problèmes tactiques.

ECHEC-CAPTURE-MENACE

Ensuite il faut chercher en priorité les coups qui donnent une variante forcée : échec, capture, menace. Beaucoup de parties se décident après ce type de coup.

Pourquoi envisager un échec en premier ? C’est le seul coup qui laisse le moins de choix de réponses à l’adversaire. Il n’y a pas toujours la possibilité de placer un échec, mais il faut en permanence scanner l’échiquier pour cette option. N’oubliez pas que si un échec ne fonctionne pas (= ne sert à rien), il est intéressant de le mettre de coté pour éventuellement s’en resservir quelques coups plus tard.

Attention : envisager la sainte trilogie échec-capture-menace est simplement l’ordre dans lequel il faut aborder les coups dans la réflexion, cela ne juge en rien de leur puissance. Les exercices tactiques sont souvent résolus par la « force brute » : suite de coups successifs ne laissant que peu de chances à l’adversaire.

Bien sûr, il n’y a pas toujours de suite forcée, mais il est nécessaire, à chaque coup de l’adversaire d’évaluer la position pour l’envisager. « A chaque coup » est important : il y a souvent peu d’opportunités dans une  partie d’obtenir un avantage et il serait dommage de le rater pour ne pas avoir analysé une position qui semblait « calme ». Le calcul est délicat lorsqu’il s’agit de faire un sacrifice, mais procéder ainsi impose votre volonté à l’adversaire. Se méfier des coups réflexes (si la dame est menacée, on a rapidement tendance à la soustraire à cette menace, sans envisager d’autres solutions). Le temps est un facteur limitant dans ce processus, mais encore une fois, il serait dommage de ne pas réfléchir ainsi, car parfois le bon coup est un échec, une capture, ou une menace. Ces priorités sont à considérer autant pour vous que pour votre adversaire : cela permet au  moins de voir un coup intermédiaire dévastateur.

COUPS CANDIDATS

Il est possible de tomber sur le bon coup avec ce protocole, mais pas toujours. Soit il n’existe pas de tels coups, soit ils ne sont pas aussi efficaces que ce à quoi on pourrait s’attendre. Il faut alors trouver un coup « non-forçant » qui améliore notre position ou qui s’oppose globalement aux projets de l’adversaire.

Quatre procédés :

  • Logique : une simple réflexion permet de résoudre le problème.
  • Amélioration d’une variante : coup qui n’est pas apparu immédiatement lors de la réflexion mais qui s’impose pendant celle-ci.
  • Comparaison de coups candidats : comme son nom l’indique ! Évaluation des avantages et des inconvénient de chaque coup candidat.
  • Élimination de coups candidats : certains coups semblent bons, mais nettement inférieurs à d’autres.

Il y a aussi les positions critiques dans lesquelles un seul coup est jouable (en général pour ne pas dégrader une position à mon avis !)

Reste à choisir le bon coup candidat : ce ne sera pas le meilleur coup, certes, mais il ne faut pas perdre de temps à trouver le meilleur.

Il est aussi nécessaire d’envisager des coups contre-intuitifs : coups inattendus, ressource cachée, coup tranquille, retrait.

Ces coups n’apparaissent pas spontanément, d’autant plus qu’ils sont souvent à la base de coups tactiques (dans lesquels on commence par chercher avec échec-capture-menace !)

Mais ils ne sont pas à négliger, car même un bon joueur en face de vous n’y pensent pas et se trouve ainsi pris au dépourvu.

LES RÉPONSES DE L’ADVERSAIRE

On résume : évaluation des intentions de l’adversaire, puis choix du coup candidat. Il n’y a plus qu’à envisager les réponses de l’adversaire. Il faut se méfier de plusieurs biais/imprécisions dans cette étape.

  • Le coup réflexe : celui qui marche en général, mais qui est effectué sans s’assurer de la réponse adverse.
  • La fainéantise /étourderie : souvent quand on a un avantage et qu’on s’imagine que, quoi qu’on fasse, la partie est gagnée.
  • Enfin se méfier des pions empoisonnés qu’on vous offre sur un plateau

Dans la recherche de la réponse de l’adversaire, il ne faudra pas passer à coté des coups inattendus, des échecs intermédiaires, des retraits/reculs. En tout cas ne surtout pas se dire : « il va donc obligatoirement jouer ainsi« . Le moindre relâchement, après avoir réussi à gagner un avantage substantiel, peut amener à la perte d’une partie sur un seul coup non calculé. Des erreurs de visualisation ne sont pas rares non plus. Il faudra porter une grande attention aux contre-attaques et aux coups intermédiaires (dont  les échecss intermédiaires) facilement négligés dans l’excitation du combat.

VISUALISATION

Donc :

  1. prophylaxie
  2. coup candidat
  3. réponse de l’adversaire

Mais un défaut de visualisation peut entrainer de gros dommages. La bonne nouvelle est que cette aptitude est perfectible.

Déplacement des pièces : on oublie pendant la réflexion qu’une pièce a été déplacée, ou capturée. On ne visualise pas qu’une colonne a été ouverte ou fermée, etc. Quand on a ce soucis, il est utile de reprendre la réflexion depuis la position de départ. Mieux vaut réfléchir 5 fois 1 minute sur une bonne position dans sa tête que 5 minutes sur une mauvaise !

Concentration de pièces : quand il y a une accumulation de pièces dans un secteur de l’échiquier. C’est probablement la situation la plus difficile à gérer, notamment quand des cavaliers sont impliqués. Il n’existe pas vraiment de moyen d’améliorer la visualisation dans ces conditions.

Longues variantes : longues (plus de 5 coups) et forcées. On les rencontre surtout en fin de parties (finales de pions) ou quand de nombreux échecs interviennent. L’amélioration de cette aptitude réside simplement dans la résolution d’exercices, sans déplacer les pièces.

Enfin, Davorin préconise la résolution de problème simples avec peu de pièces : on peut se concentrer sur l’élément tactique, et l’absence de pièces parasites permet de mieux visualiser la position.

Il faut également s’habituer à calculer, car cette tache est parfois difficile et nous amène éventuellement à l’arrêter avant son terme en raison de la complexité.