Chaines vidéo


J’en ai référencé quelques unes, là, à gauche de l’écran. Certaines sont désormais inactives, d’autres sont à parution aléatoire, et certaines sont actives. Attention : je ne dis pas que ce sont les meilleures, mais celles que j’aime bien ! Il faut hélas reconnaitre que la qualité (et pas seulement sur le plan échiquéen…) n’est pas toujours au rendez-vous en langue francophone. Pour celles qui sont dans une langue étrangère, vous pouvez activer l’option de sous-titrage ou pourquoi pas l’option de traduction (malgré sa traduction approximative : remplacer château par roque et évêque par fou !!!). Si Youtube est le gros fournisseur en la matière, Twitch est également une source exploitable.

J’ai une tendance naturelle à mettre de côté certaines chaines qui de façon moderne, présente le jeu d’échecs à la manière d’une e-competition, avec incrustations et diction (pour faire djeûn’s ?) parfois fatigantes.

Parmi celles que je consulte régulièrement (dans le désordre) :

La chaine vidéo du St Louis Club est le gros morceau de sa catégorie. Avec des conférences parfois animées par des pointures (comme Yasser Seirawan pour ne citer que lui), tant américaines que venues des pays de l’Est, la qualité est probablement au rendez-vous. A vous de faire le tri. Ne ratez pas les cours de Ben Finegold, hauts en couleur.

La chaine Iminéo est un peu la même chose, mais en français. Certaines sont un peu datées, mais dignes d’intérêt malgré tout.

Sinon, j’ai un petit faible pour Hanging Pawns dans laquelle son auteur nous fait partager les connaissances qu’il acquiert dans son parcours échiquéen. Pas mal d’ouvertures, diverses parties, quelques vidéos purement pédagogiques. Dans un anglais scolaire compréhensible.

L’incontournable Blistzstream, secondé par des joueurs de haut niveau. Un monde à part ! A vous de dénicher les vidéos plus particulièrement destinées à votre niveau. J’aime bien les formats « une ouverture en 30 minutes ».

Daniel Mallais (Hub City Chess), du New Brünswick (allez voir sur Google pour savoir où c’est… pas très loin de la Gaspésie !) : une autre façon d’aborder le monde des échecs, en toute simplicité.

Chesstrainer 2000 : avec quelques bonnes idées pour, notamment, se créer un répertoire d’ouverture selon les niveaux.

Chessmi : conseils divers et commentaires de parties live. S’attache souvent à décortiquer des processus d’apprentissage ou d’exploitation des outils informatiques.

Sylvain Ravot (qu’on ne présente plus ?) : avec le mérite d’avoir un parcours pédagogique échiquéen dans la vraie vie. Largement associé aux Masterclass de la FFE.

Ceci dit : si j’avais un conseil à donner, même si c’est une vidéo, ne restez pas passif devant celle-ci. Sortez l’échiquier, prenez des notes, entrez des coups dans votre logiciel, peu importe, mais gardez une trace de cette activité souvent enrichissante.

N’hésitez à nous faire partager votre chaine préférée !

 

Faut-il jeter les moteurs d’échecs ?


Sylvain Ravot nous montre bien les dangers d’une utilisation à outrance des moteurs d’échecs. Que ce soit sur votre site préféré (Lichess, Chess.com, ou Chess24) ou aussi sur votre logiciel préféré. Et que ce soit avec Stockfish (la dernière version 13 ne change pas grand-chose semble-t-il) ou Komodo par exemple.

Estimations positionnelles chiffrées sans rapport avec la position, estimations faussées des ouvertures, analyses automatiques démoralisantes… Bref, pour un joueur débutant, l’emploi des moteurs d’analyse est un réel danger : le cerveau ne réfléchit plus,  l’analyse est polluée par les résultats mathématiques, certains bons coups (pour un joueur de petit niveau) sont classés comme « gaffe » (??) sans que la position se soit réellement dégradée. Bref, on ne sait plus jouer !

Pour faire court : désactivez l’analyse permanente lorsque vous voulez revoir une partie. Réfléchissez sur ce qui vous semble anormal, compliqué, annotez les positions sur lesquelles vous avez buté.

Lors des ouvertures, fiez-vous aux bibliothèques issues des parties de joueurs de haut niveau et non pas sur le +0.25 donné au bout d’une nuit de réflexion d’un microprocesseur et dont l’avantage ne pourra se faire ressentir qu’au bout de 20 coups.

Éventuellement, vérifiez grâce à SF pourquoi vous avez perdu une pièce ou à quel moment vous auriez pu avoir une position plus simple. Et si vous êtes victime d’un ? ou d’un ?? lors de l’analyse, mais que cela ne semble pas évident quant à la réelle signification, ne vous formalisez pas ! Soyez malgré tout attentif au coup tactique que le moteur ne manquera pas de vous signaler.

Si d’un point de vue pédagogique, la désactivation d’un moteur d’échec est pertinente, il n’en reste pas moins que cela reste un excellent outil qu’il convient simplement d’utiliser à bon escient. il vous montrera probablement quand, tactiquement, vous avez perdu votre partie. Bien sûr, si un coach/entraineur/joueur avec un un elo supérieur est à votre disposition pour vous guidez, cela reste encore la meilleure solution. Allez voir les conseils de Stjepan pour avoir des conseils pratique d’analyse.

 

 

Maia


Dans le domaine du jeu vidéo, un bot est un adversaire (ou pas) censé jouer comme un humain, notamment dans les jeux en ligne. Dans le jeu d’échecs, avec l’arrivée de l’IA, de nouvelles technologies apparaissent et viennent compléter les listes d’adversaires informatiques.

Les moteurs d’analyse (comme Stockfish, Fritz, Komodo, etc) sont de réels programmes dont la puissance de calcul dépasse celle des meilleurs humains. Tout est codé : seul le matériel (microprocesseur, mémoire vive) permet une amélioration des performances. On affronte des adversaires implacables, par nature avec un sens tactique imparable profitant des calculs allant jusqu’à quelques dizaines de coups. Excellent pour l’analyse tactique, et pour détecter nos failles dans nos parties, mais au comportement assez éloigné de celui d’un humain, avec ses hésitations, ses coups de bluff, ses imprécisions, et son degré de précision variable tout au long de la partie.

Un bot, comme Maia  (moteur d’échec basé sur un réseau neuronal, comme Leela Chess Zero) est programmé uniquement avec les règles du jeu et, avec l’aide de l’IA, effectue son apprentissage grâce aux parties qu’il effectue contre des humains, notamment sur Lichess. En comparaison, Leela Chess Zero (LC0 pour les intimes) s’est entrainé contre lui même, ce qui lui procure au bout de plusieurs millions de parties, un niveau exceptionnel.

L’analyse des parties par l’équipe de Maia, montre, par exemple, que sur une position donnée, certains mauvais coups ne sont plus joués au delà de 1500 elo, alors qu’un joueur classé 1100 elo jouera le coup intuitif qui n’est pas le bon. Maia, dans sa programmation, serait capable de prédire l’erreur que le joueur aurait tendance à effectuer. A terme, cela serait utile dans d’autres domaines. On peut imaginer bientôt des outils pédagogues et didactiques.

D’autres bots existent sur Lichess, mais Maia semble très prometteur. Même si certaines erreurs grossières viennent par moment pondérer cet avis.

Alors… jouer contre Maia5 (cliquez sur les deux petites épées plutôt en haut à droite de l’écran : « Défier ce joueur ») ou contre Stockfish niveau 3 ? A vous de faire votre idée. Pour info, je trouve Maia5 (plutôt dans les 1600-1700 Glicko) assez facile à jouer (mon elo FIDE est de 1338) et dans les 1650 sur les parties classiques Lichess.

 

 

 

Bilan Janvier 2021


Les nombre de visiteurs s’envole !  De 100 à 150 par mois l’année dernière, ce blog en attire presque 1000 désormais ! De France et de pays francophones en très grande majorité, mais aussi quelques Américains, Italiens et Allemands.

Merci Beth Harmon.

Si l’article « Adapter votre travail à votre elo » est l’article le plus lu, celui sur Chessbase arrive juste derrière.

 

N’hésitez pas à commenter !

Chessify


Découvert sur Capakaspa, cette application vous permet de scanner une position vue dans un livre (et même sur un écran d’ordi) et de l’exploiter ensuite sur votre portable !

Vous ne comprenez pas le quizz de votre revue préférée, vous doutez du coup de Kasparov dans ses mémoires ? Hop… un scan… ça réfléchit un peu… et la position s’affiche. Vous pouvez ensuite continuer la partie ou exploiter les différents moteurs livrés avec cette appli (dont Stockfish 12 et Komodo 11).

Cela ne vous suffit pas ? L’appli est capable de repérer un diagramme dans un livre au format PDF et hop… un clic avec le bout du doigt, et celui-ci s’affiche ! Quasi magique.

Vous pouvez aussi jouer, utiliser une pendule (incréments, Fischer et tout et tout) pour une partie réelle, éditer une position… 

A mon avis, vous ne pourrez plus vous en passer.