Devenir un meilleur joueur (2)


Si vous voulez devenir un meilleur joueur, vous devez avoir de meilleures habitudes, grâce à l’entrainement. Le meilleur entraînement est celui qui vous pousse aux limites de votre zone de confort, celle où vous vous forcez à assumer la responsabilité de décisions difficiles. Il est tellement plus facile de lire des livres qui donnent des orientations stratégiques, des conseils et des astuces. Mais ce dont vous avez besoin, c’est de « savoir-faire », c’est-à-dire d’apprendre par la pratique. La meilleure façon de cultiver de meilleures habitudes est de les construire sur la base de vos habitudes existantes et d’examiner de près vos lacunes. Vous constaterez que la plupart des erreurs ne sont pas dues à l’ignorance, mais au fait de ne pas voir les choses ou de ne pas les faire. Vous pouvez y travailler en jouant et en analysant ensuite vos parties honnêtement, en résolvant des problèmes d’échecs complexes ou en essayant de gagner des positions gagnantes face à des moteurs d’analyse puissants. Je pense même que vous pouvez développer vos compétences grâce à une utilisation intelligente des parties de blitz – où vous n’analysez pas les positions en profondeur, mais comparez vos intuitions avec la façon dont la partie se développe. Avec ces approches, vous n’acquérez pas de nouvelles « connaissances », vous pourriez donc avoir l’impression de ne pas progresser en tant que joueur. Cependant, si les arguments présentés dans ce chapitre vous paraissent logiques, et si vous pouvez faire confiance à ce type de processus de formation, je pense que vous constaterez que votre niveau de compétence s’améliore, et avec lui, vos résultats.

Rowson, Jonathan. Chess for Zebras. Gambit Publications.

(déjà publié, mais WordPress a décidé de mettre en place un système rigide censé améliorer la publication des articles, mais qui finalement la complique. Il devient très difficile de corriger ensuite une erreur, une faute d’orthographe, sans avoir à tout refaire.)

Devenir un meilleur joueur


Si vous voulez devenir un meilleur joueur, vous devez avoir de meilleures habitudes, grâce à l’entrainement. Le meilleur entraînement est celui qui vous pousse aux limites de votre zone de confort, celle dans où vous vous forcez à assumer la responsabilité de décisions difficiles. Il est tellement plus facile de lire des livres qui donnent des orientations stratégiques, des conseils et des astuces. Mais ce dont vous avez besoin, c’est de « savoir-faire », c’est-à-dire d’apprendre par la pratique. La meilleure façon de cultiver de meilleures habitudes est de les construire sur la base de vos habitudes existantes et d’examiner de près vos lacunes. Vous constaterez que la plupart des erreurs ne sont pas dues à l’ignorance, mais au fait de ne pas voir les choses ou de ne pas les faire. Vous pouvez y travailler en jouant et en analysant ensuite vos parties honnêtement, en résolvant des problèmes d’échecs complexes ou en essayant de gagner des positions gagnantes face à des moteurs d’analyse puissants. Je pense même que vous pouvez développer vos compétences grâce à une utilisation intelligente des parties de blitz – où vous n’analysez pas les positions en profondeur, mais comparez vos intuitions avec la façon dont la partie se développe. Avec ces approches, vous n’acquérez pas de nouvelles « connaissances », vous pourriez donc avoir l’impression de ne pas progresser en tant que joueur. Cependant, si les arguments présentés dans ce chapitre vous paraissent logiques, et si vous pouvez faire confiance à ce type de processus de formation, je pense que vous constaterez que votre niveau de compétence s’améliore, et avec lui, vos résultats.

Rowson, Jonathan. Chess for Zebras. Gambit Publications.

 

Aussi bon soit-il, « Chess for Zebras » n’est pas le livre miracle qui vous fera progresser en trois mois (contrairement à ce certains joueurs prétendent sur des forums) . Mais l’approche psycho-cognitive (ça existe ce mot ?) de Jonathan est intéressante, tout comme ses « 7 péchés capitaux aux échecs ». Il nous enlève des œillères et nous fait sortir des sentiers archi battus de la tactique et des programmes d’entrainement rigides. Les commentaires des parties sont plus orientés sur les motivations des joueurs que sur de réelles considérations stratégiques. On aura autant intérêt à lire les parties commentées dans les bouquins de Jonathan que celles de Mr Chernev. En tout cas une bonne alternative lorsqu’on sature à force de travailler la tactique, la stratégie, les finales, les ouvertures.

 

Programme d’entrainement.


Petit retour sur le programme d’entrainement simplifié que j’ai évoqué ici, avec quelques idées qui me sont venues à l’esprit (si, j’en ai un peu).

Le rythme de 4 sessions à appliquer en boucle permet de revoir en fait des notions récentes qu’on aurait vite tendance à oublier si on se contente de les revoir avec des intervalles assez longs. Cela évite de bachoter sur la  tactique non-stop, en laissant les finales de côté (le truc rébarbatif souvent négligé probablement), ou en revoyant de façon épisodique les ouvertures qui ont été mal négociées.

Il est important je pense, si on désire utiliser ce programme, de bien le formaliser : un beau tableau Excel, imprimé et consultable à tout moment, tout en se donnant la peine de noter ce qui a été travaillé au jour le jour.

Le principe de 4 sessions permettant de travailler la tactique, les finales, la stratégie et les ouvertures, ainsi que les moments consacrés à des parties, est la base. La répartition à l’intérieur de ces 4 sessions est à moduler en établissant ses priorités. Une calculatrice permet ensuite de remplir le tableau avec quelques petites règles de trois en fonction du temps qu’on désire consacrer. Uniquement en préparant ce planning, on a déjà la sensation d’avoir gagné 10 points elo !

Lorsqu’il s’agit d’étudier, mettez sur papier avec quels documents/supports vous désirez apprendre afin de ne pas vous disperser. Un coup un vieux bouquin que vous avez ressorti de votre bibliothèque, un coup une vidéo, un coup un article sur un site, un coup une autre vidéo… pas bon tout ça à mon avis.

Mettez en place ce programme quand ce sera le moment. Si votre travail, votre vie de famille ou toute autre cause ne vous permettant pas de dégager suffisamment de temps pour le faire (1 heure est probablement un minimum), contentez vous des tactiques sur l’application Lichess (salle d’attente chez le dentiste pour déstresser, WC, pause après le déjeuner en entreprise, avant de s’endormir…). Commencez un lundi.

1 heure, pas facile à dégager sur votre emploi du temps ? Si votre mode de vie est réellement incompatible avec une approche raisonnée et durable, bien évidemment le niveau et l’envie que vous aurez à jouer risqueront de stagner. Et il n’y a rien à se reprocher, cela peut être un choix respectable tant que vous éprouver du plaisir à pousser du bois.

Mais si vous désirez vous accrocher un peu, et voir votre elo grimper de quelques dizaines de points (centaines ?), vous pouvez vous lever 15 minutes plus tôt, et faire l’impasse sur Netflix… Avoir ce programme d’entrainement déjà établi en amont permet aussi de gagner du temps (plutôt que de se dire : « Voyons, qu’est que je travaille aujourd’hui ? » ou « Qu’est ce que j’ai fait de ce bouquin acheté en 2007 ?« ) En outre, il vaut mieux, malgré tout, s’y consacrer 30 mn par jour que 2 heures tous les 4 jours. Prévoyez la durée de base en fonction du temps que vous pourrez y consacrer a minima. Rien ne sert de prévoir des tranches de 30 mn sur une session de 2 heures (soit 4 tranches de 30 mn), si vous savez à l’avance que vous ne pourrez pas y consacrer plus de 15 minutes d’un coup. Dans ce cas, revoyez votre programme à la baisse avec 4 tranches de 15 minutes par session. Et puis le jour, ou la semaine, où vous pourrez y consacrer un peu plus : foncez !

La façon de travailler est une autre histoire. Concentration, processus de réflexion, échec-capture-menace, mémorisation, analyse approfondie de parties (sans lancer Stockfish au bout de 3 secondes !), lectures des parties des très bons joueurs, courbes de progression, tenue d’un cahier de travail, gestion du stress.

Avant de vous lancer sur un programme, vous serez peut-être intéressé pour connaitre vos points forts et vos points faibles ? Tentez « Echecs : le test » (en anglais : Chess Exam and Training Guide) de Khmelnitsky, ou les tests de Dvorestky. A moins que vous tombiez sur « Testez vous aux échecs » de Franck Loheac-Ammoun (d’occasion toutefois).

 

Confinement et jeu d’échecs


Oui, encore un confinement. D’ici quelques jours, quelques semaines… quelques mois ?

Les sorties en extérieur sont limitées (pas plus d’une heure quotidienne théoriquement pour dégourdir les papattes du chien, et vous êtes déjà allé chercher trois fois du pain). BFMTV tourne en boucle et vous avez débranché la télévision ? Même pas envie de la rallumer pour regarder votre 57ème nouvelle série en 4 mois, ou la saison 18 de La disparue de Broadchurch… Bref, l’ennui vous guette sournoisement.

Eh bien oui, le jeu d’échecs est votre ami !

Deux options : vous avez décidé d’apprendre ou vous vous demandez si ce n’est pas le moment de progresser pour être affuté lors de la reprise des tournois (après vous êtes inscrit dans un club).

Quoi qu’il en soit, cette activité est un excellent dérivatif.

  • Les multiples aspects de l’apprentissage sont un réel remède contre la monotonie.
  • La réflexion sur un problème tactique vous emmène dans la voie profonde de la méditation en pleine conscience (selon Lao Tseu… ou Matthieu Ricard, je ne sais plus).
  • Pour peu que vous contaminiez votre petite famille avec ce loisir, vous aurez fédéré d’autres humains dans une activité consensuelle non violente (le roi ne meurt jamais dans une partie d’échecs).
  • Internet vous permet de franchir les frontières : jouez contre un(e) Bolivien(ne) ou un(e) Azerbaïdjanais(e).
  • Le suivi en direct des grands tournois vous apportera des moments d’émotions (oui, bon, on en n’est pas encore sur une finale de coupe du monde de football, laissez-nous rêver un peu !).
  • Le classement sur les sites et votre niveau évalué à partir de la résolution de problèmes tactiques concrétiseront votre progression au fil du temps, rompant ainsi ce qui semble être une répétions immuable de jours sans fin.
  • Et puis, si vous le pouvez : jouez ou apprenez en musique, ce sera le moment de ré-écouter les tubes de votre jeunesse, ou les derniers hits de l’été 2020.

Vous êtes perdus devant cet univers qui s’offre à vous, tel Alice qui franchit le miroir ? Cliquez ici, ou , ou même à gauche de l’écran, ou tapez « jeu d’échecs » sur un moteur de recherche.

 

Vachier-Lagrave, Maxime vs Anton Guijarro, David


C’est dans le tournoi de Wijk aan Zee (c’est tout de même plus poétique que le Tata Steel Masters), et la quatrième ronde s’est soldée par une nulle dans toutes les parties.

A titre d’exemple, j’ai jeté un rapide coup d’œil sur la partie de Maxime contre Anton. 2784 contre 2679. L’analyse sur Lichess a montré pour les deux : 0 imprécision, 0 erreur, 0 gaffe. La perte moyenne a été de 0.055 pions chacun pour cette partie. L’avantage maximum concédé par le joueur espagnol a été de 0.8 points, et 0.5 points par MVL.

Waouh !

En gros, le graphe de l’analyse ressemble à ça :

Alors que quand je joue avec un adversaire de mon niveau :

 

 

Poids lourd contre camionnette.


Daniel Mallais (dont je vous recommande la chaine Youtube), nous parle d’une partie entre Ivantchuk (blancs) et Sladek (noirs), l’un classé à plus de 2700 et l’autre dans les 2000. 700 points de différence, donc aucune chance de gagner pour Sladek, probablement bien content d’avoir tenu aussi longtemps contre ce champion.

Quand on regarde la partie, qui se conclue contre un coup tactique imparable, on s’aperçoit que Sladek est entièrement responsable de la conclusion rapide ! Non pas qu’il ait spécialement mal joué (malgré un ou deux coups qui ont aggravé sa position), mais son adversaire a su trouver les bons coups et a finalement étouffé sa proie à la manière d’un boa constrictor.

Regardez (téléchargez) la partie et arrêtez-vous sur quelques (mauvais) coups. Ce n’est pas moi qui le dit, mais Stockfish. Auriez-vous fait mieux contre Ivantchuk ?

Placez vous du côté des noirs et trouvez le coup après :

  • 17. Cxa1
  • 18. Cc2
  • 23. Cd5

Quelle est la suite logique après la (mauvaise) réponse 23. … Cf4 ?

Daniel nous montre ensuite une autre partie avec Svidler qui améliore sa position coup après coup. De la même manière que le partie précédente, le joueur classé dans les 2000-2100 prend du retard dans son développement, d’autant plus qu’il avait choisi la défens scandinave, probablement jouable entre joueurs du même niveau, mais qui donne malgré tout de sérieux désavantages face à Svidler, avec +600 à 700 elo !

 

 

 

Coronavirus : match retour


Espérons que nous vivons le dernier confinement pour ce virus. Certain(e)s d’entre vous ont probablement décidé de se lancer dans l’aventure du jeu d’échecs afin d’occuper leurs journées et leurs soirées. Et probablement aussi pour se vider l’esprit de toutes ces informations négatives qui nous submergent. Bref, vous avez ressorti le truc qui trainait au fond du placard, ou après avoir vu Fahim, l’idée vous est venue d’aborder ce loisir.

Apprendre à jouer aux échecs c’est un peu comme apprendre à conduire. S’installer au volant, régler la hauteur du siège, adapter les rétroviseurs, saisir l’utilité de pédales et du levier de vitesse, puis appréhender la vitesse, la distance de freinage, apprendre à respecter le code de la route, et vous avez le permis de conduire. Reste ensuite à être un bon conducteur, ce qui prend tout le restant de la vie ! Apprendre la manipulation des pièces serait l’équivalent du permis de conduire.

Le jeu d’échecs fait partie de la grande catégorie des jeux de plateau. Les petits chevaux, Monopoly, la Bonne Paye, Stratego, le jeu de la marelle, Risk. Mais aussi le jeu de Go, le jeu de dames, Othello, le Gomoku et pourquoi pas l’awele, jeu africain avec des déplacement de billes. Il existe aussi un jeu d’échecs chinois (Xiangqi) et japonais (shogi) avec des mécanismes similaires.

Sur l’échiquier de huit cases sur huit cases (plateau en bois de qualités diverses et de dimensions variables selon les modèles) des pièces vont pouvoir se déplacer, se capturer, pour au bout du compte tenter de capturer la pièce qui s’appelle le roi, caractérisé par sa grande taille et la petite croix à son sommet. Contrairement aux dames, la capture s’effectue en occupant la case de la pièce capturée. Le roi est en échec quand il peut être capturé par une pièce adverse. Le joueur dont le roi est en échec se doit de trouver un moyen de soustraire sa pièce royale à cette menace. Lorsqu’un camp ne peut plus déplacer son roi menacé par une pièce adverse sans qu’il risque d’être capturé le coup d’après, on dit que le roi est échec et mat. A noter que la partie s’arrête avant la capture de ce roi pris au piège. Il y a un gagnant et un perdant mais, dans certaines circonstances, il n’y a pas de perdant, ni de gagnant. On dit que la partie est nulle.

L’apprentissage des règles est assez simple : pour l’amateur débutant, les règles se limitent aux déplacements, à quelques spécificités concernant ceux du roi, et enfin à comprendre par l’exemple ce que veut dire échec et mat. Cependant, utiliser le potentiel de chaque pièce au cours de parties de plusieurs heures peut être le travail de toute une vie. Un ancien champion du Monde avouait apprendre de nouvelles choses, même après l’obtention de son titre.

Pendant une partie, chaque joueur est le metteur en scène d’une bataille qui va opposer des pions, des tours, des cavaliers, des fous, des dames et des rois. Tel un opéra avec ses tragédies, une partie va commencer par une ouverture pendant laquelle chaque camp déploiera ses pièces afin de les rendre les plus efficaces possible. Le joueur tentera de contrôler et d’occuper le centre de l’échiquier, tout en mettant le roi à l’abri des attaques adverses et en tentant de les anticiper Enfin, au bout d’une douzaine de coups, la bataille prend forme. Coups tactiques permettant le gain d’un pièce, contrôle d’une case ou d’un colonne, choix du côté de l’échiquier sur lequel l’attaque conclura cette bataille, intrusion de pièces adverses dans son propre camp, retournement de situation avec de brillantes combinaisons de coups, autant de moments forts qui aboutiront à la funeste conclusion lors de la finale. A moins que submergé par une armée nettement supérieure, le roi ne se rende en milieu de partie !

Les bienfaits de cette pratique ludique sont nombreux, à tout âge. Le joueur devra néanmoins développer sa faculté de concentration et d’analyse afin de prendre, à chaque mouvement, la meilleure décision possible lorsqu’il s’agira de choisir la pièce qu’il faudra déplacer sur la case la plus adaptée. Le joueur d’échec est un manager, doublé d’un paranoïaque qui recherche en permanence les menaces adverses !

Les multiples facettes du jeu d’échecs rendent celui-ci attractif à tout niveau : historique des tournois et des grand joueurs, progression chiffrée, apprentissage et mémorisation des coups d’ouverture, techniques de relaxation, condition physique, mise en place de méthodes de raisonnement, apprentissage de l’anglais pour profiter de la littérature anglo-saxonne, mise en application de ses connaissances au cours de tournois, rencontres internationales quel que soit le niveau de jeu, vie associative, projet éducatif, parties en équipe, informatique, collections de pièces d’échecs, recherche du livre rare… Chacun y trouvera son compte.

 

Qu’est-ce que je peux faire ?


Il faut bien avouer que malgré l’existence et la formalisation des processus de réflexion, il y a parfois des positions dans lesquelles on ne sait pas trop quoi jouer !
Soit on n’a pas la moindre connaissance tactique et stratégique pour trouver le début d’une piste. Soit, malgré ces connaissances, on reste un peu indécis.
La tactique qui est la science de la sécurité des pièces, permet d’obtenir des déséquilibres. La stratégie, usuellement sur quelques coups, repose sur ces déséquilibres : la paire de fou, la sécurité du roi, un pion arriéré, un avantage matériel, une supériorité matériel sur une aile, tout ça. Il s’agit alors d’exploiter ses forces et les faiblesses de son adversaire.
Ne pas savoir quoi jouer peut signifier être en face d’une position compliquée sur laquelle il est nécessaire de passer un certain temps pour trouver un bon coup. Ou la position est très symétrique, le seul avantage étant le fait que ce soit à vous de jouer.
 
Michael Rhode (GMI) nous dit que
Pendant une partie d’échecs de quarante coups, un grand maître ne sait pas quoi faire sur environ cinq coups, un maître FIDE environ huit coups, un maître FIDE environ dix, et un  maître international une quinzaine de fois. C’est un très grand avantage pour le GM.
 
(sous entendu : ce sont des positions sur lesquelles ces joueurs devront réfléchir, alors que sur le reste de la partie ils se contenteront de vérifier que le coup évident à leur disposition n’est pas une erreur )
 
Mème si nous avons une idée du coup à jouer, la décision est parfois difficile à prendre. Certaines position nous évoquent un schéma tactique, sans que nous sachions exactement dans quel ordre il faut jouer la succession de coup. Ou dans une position tendue, le choix du meilleur coup est complexe si on ne veut pas perdre l’avantage.
 

Jeremy Silman (elo 2383, et probablement supérieur lorsqu’il a écrit ce qui suit, sachant que son elo n’a pas bougé depuis 2003 ! ) nous précise que :

Si je n’avais que vingt secondes pour réfléchir dans un jeu de quarante coups en deux heures, au lieu de trois minutes en moyenne, ma force de jeu ne tomberait qu’à environ 2300 elo. Je trouverais toujours un plan raisonnable et je ne manquerais aucune tactique facile. Cependant, ce sont ces trois à cinq coups par jeu où je prends le temps de trouver une bien meilleure idée, qui fait de moi moi un joueur de 2500 quand je joue lentement.

Le corollaire est que le joueur débutant, même s’il a une bonne idée, doit vérifier d’autres possibilités et prendre le temps de vérifier ses hypothèses.

(à noter que si les premières éditions de Comment murir son style s’adressait plutôt à des joueurs au delà de 1700 elo, des joueurs qui tendent vers les 1600 trouveront un intérêt certain à lire la 4ème édition.)

De la Maza s’exprime ici :

Quelqu’un m’a suggéré de lire « Comment murir son style », donc je l’ai fait. J’ai été encouragé par le fait que j’ai appris beaucoup d’informations utiles que je n’avais pas comprises auparavant. Dans une partie qui a suivi, j’ai passé trente minutes à essayer de trouver comment opposer un bon cavalier à un mauvais fou… et puis j’ai perdu mon cavalier sur un coup tactique !

Il faut retenir qu’il est plus important de jouer un coup sûr que de savoir quoi jouer. En d’autres termes : ne rien planifier si vous ne pouvez pas assurer la  sécurité de vos pièces ! Donc, à petit niveau : tactique, tactique et tactique (les schémas de  mat en font partie).

Si tout est ok d’un point de vue tactique (pas de menace à parer, pas de pièces adverses à capturer, etc.), il est alors temps de penser stratégie. Avant d’entrer dans des considérations théoriques, il suffit de retenir que la stratégie constitue simplement d’assurer l’activité de ses pièces tout en restreignant celle de l’adversaire. Accessoirement, il est utile de comprendre les structures de pion.

Pour développer votre sens de la stratégie, il est plus utile de lire les parties commentées des grands joueurs, que de lire un livre de stratégie en particulier. Tout comme travailler quelques exercices tactiques de temps en temps ne suffit pas à développer votre sens tactique, il ne suffit pas de lire quelques parties commentées de temps en temps pour saisir le sens stratégique d’une partie. Au bout de quelques dizaines à quelques centaines, vous aurez une petite lumière qui commencera à s’allumer. Et vous serez de moins en moins en panne d’idée (comptez plutôt plusieurs centaines à plusieurs milliers de parties commentées réparties sur plusieurs années si on en croit Dan).

De façon concrète :

  1. Lire la théorie de Steinitz.
  2. Avoir de bonnes bases sur la planification et la stratégie : aborder Comment murir son style après avoir étudié des livres plus simples (souvent ceux destinés aux enfants ! si , si )
  3. Ne pas sous-estimer la force des pions leviers.
  4. Ne pas s’affoler : face à un coup inattendu qui vous met dans l’embarras, et avant de se dire que la partie est perdue, levez-vous, buvez un verre d’eau et regardez de nouveau la position. Si malgré tout votre adversaire vous domine dans plusieurs secteurs de l’échiquier et qu’il possède un avantage matériel, votre partie est perdue de toute façon, et il est trop tard pour redresser la barre. Il fallait y penser avant !!! Dans ce cas, il est logique que vous ne sachiez pas quoi faire.
  5. Ne rien donner en échange de rien : même si vous ne savez pas quoi faire d’un avantage, ou n’en comprenez pas l’intérêt, ne l’abandonnez surtout pas, car votre adversaire le sait peut-être. Avantage positionnel, matériel (la paire de fous), gain de tempo, etc.
  6. Ne créez pas de faiblesse inutilement (ou contentez-vous de déplacer votre roi derrière son roque ! ) Mais parfois il est utile, par exemple, d’abandonner le contrôle d’une case pour en obtenir une meilleure ailleurs.
  7. Trouvez votre pièce la moins active et rendez là plus active (et le contraire pour votre adversaire) : ouvrez vos lignes pour vos pièces et fermez-les pour votre adversaire.
  8. Placez vos tours sur des colonnes ouvertes : ou semi-ouvertes, ou derrière un pion levier, ou en face de la dame adverse.
  9. Prenez le temps de regarder tout l’échiquier : vous ne pouvez pas jouer le coup que vous ne voyez pas.
  10. Jouez agressivement : cela ne peut déboucher que sur des menaces, un gain d’activité et des idées de jeu. Inversement un jeu passif réduira les possibilités de vos pièces, limitera vos options et augmentera le risque  d’être face à des menaces constantes.
  11. Développer ses aptitudes analytiques : se servir de son instinct et de principes généraux ne suffisent pas.
  12. Apprenez de vos erreurs : soumettez vos parties à des joueurs expérimentés qui vous corrigeront.

Comment jouez vous ?


Vous reconnaissez vous dans une (ou plusieurs) de ces catégories ?

Catégorie 1

Vous avez tendance à jouer rapidement, à l’instinct. Au fur et à mesure que vous progressez, vous vous arrêtez ponctuellement sur des positions plus difficiles afin d’y réfléchir un peu plus. Toutefois, en général, vous avancez vos pièces sans jamais vous poser la moindre question. Les notions d’échec-capture-menace, bien que probablement connues, ne sont pas exploitées du tout. Le but des coups adverses ne vous intéresse pas non plus. Quand on vous capture une pièce, la recapture n’est pas une évidence. Les conséquences de vos coups ne sont pas votre première préoccupation. Vous ne systématisez pas l’examen de l’échiquier. En quelque sorte vous jouez la première pièce qui se présente sous vos doigts. Vous êtes clairement un débutant, vous jouez depuis quelques semaines à quelques mois, avec un elo avoisinant les 800 à 1000.

Catégorie 2

Si la main se promène encore aléatoirement au dessus de l’échiquier, il existe malgré tout un peu d’analyse, encore que les conséquences de celle-ci n’aboutissent pas toujours sur la bonne décision. La hiérarchie échec-capture-menace n’est pas assimilée. Vous avez compris quelques mécanismes, vous avez peut-être suivi des cours ou les conseils d’un joueur expérimenté. Elo approximatif : 1000-1200

Catégorie 3

Vous prenez plus de temps pour trouver un bon coup. Toutefois l’analyse n’est pas systématique, ou elle aboutit à une décision illogique. La conséquence du coup choisi n’est pas évaluée à sa juste valeur. Vous avez fréquemment des surprises lorsque votre adversaire joue un bon coup. Vous espérez encore que votre adversaire ne va pas voir votre piège. Vous vous dites en déplaçant votre pièce : « Je pense que mon coup est bon« . Même si vous avez des notions de stratégie, vous n’évaluez pas les positions que vous rencontrez, et vous n’êtes pas toujours en mesure de dire qui a l’avantage ou pas. La tactique ne vous est pas inconnue, vous avez en tête des noms d’ouverture ou de grands joueurs (anciens ou contemporains), vous avez tenté un tournoi. Elo estimé de 1200 à 1500

Catégorie 4

Bien sûr vous vous donnez les moyens de trouver un bon coup, et votre analyse ne s’arrête pas à la moindre difficulté. Les échanges complexes ne sont pas maitrisés et vous passez à côté de suites forcées. Comme l’analyse va plus loin, les erreurs de visualisation sont fréquentes (laissant des pièces en prise, ou négligeant une suite forcée). Vous être malgré tout du niveau d’un joueur de club avec un elo de 1400 à 1600, environ.

Catégorie 5

Vous réfléchissez enfin avec la prise en compte du coup adverse, vous analysez deux coups candidats, vous vérifiez la sécurité de votre coup. Les priorités échec-capture-menace sont acquises. Il est possible que votre progression ait été probablement plus rapide que l’acquisition de connaissances et il vous manque encore des notions essentielles pour avoir une bonne vue d’ensemble. Vous ne savez pas s’il faut se contenter de suivre un principe général ou lancer l’analyse d’une position. Éventuellement vous passez trop de temps à chercher la menace de votre adversaire. Vos coups ont un sens. votre niveau est déjà bon et avoisine peut-être les 1800-1900.

 

Catégorie 6

Le temps de la main qui se promène aléatoirement au dessus de l’échiquier est révolu. Les principes acquis dans la catégorie 5 sont encore plus forts. Non seulement vous calculez bien, mais vous savez quoi calculer en fonction de votre temps. Vous êtes efficace. Les intentions de l’adversaire sont souvent anticipées. Bref, vous êtes aux portes de la maitrise et vous n’êtes probablement pas loin des 2000 elo.

Vous vous reconnaissez ? Et maintenant ? Quels points aborder pour passer dans une catégorie supérieure ?

Catégorie 1 à catégorie 2

  • S’habituer à bien considérer chaque coup adverse. Que se passe-t-il si mon adversaire peut rejouer une deuxième fois ? Négliger une seule fois une seule menace risque de faire perdre la partie.
  • Envisager les réponses dangereuses de mon adversaire au coup que j’ai choisi et regarder si je peux les contrer.
  • Repérer parmi les coups possibles : les échecs, les captures, les menaces.
  • Prendre son temps dans les positions difficiles.
  • Résoudre des exercices tactiques simples.
  • Evaluer la position issue d’une suite de coups sans se dire « je verrais bien ce qui va se passer. »
  • Travailler la visualisation.

Beaucoup de choses à travailler mais c’est un passage obligé pour construire les étapes supérieures. Si déjà vous repérez une de vos pièce non protégée que l’adversaire peut capturer, et que vous repérez aussi celles de l’adversaire que vous pouvez capturer en 1 coup, ce sera déjà bien.  Probablement se familiariser encore plus avec les déplacements et les mouvements de capture. Travailler des mats élémentaires pour se familiariser avec le but d’une partie d’échecs : mettre  le roi adverse échec et mat !

Idées de lectures :

Catégorie 2 vers catégorie 3

  • La notion de coup candidat devra être développée.
  • La sécurité des pièces devra être renforcée.
  • les variantes forcées devront être privilégiées.
  • Exploiter son temps dans une partie pour appliquer les points précédents.

Catégorie 3 vers catégorie 4

  • Ne plus réfléchir en fonction des réponses possibles mais en fonction des réponses raisonnables.
  • En tant que coup candidat, ne pas éliminer une capture qui ne fasse pas gagner de matériel : bien évaluer toutes les conséquences possibles et le fait que cela puisse donner l’initiative.
  • Toujours se demander si le coup choisi ne peut pas être contré par une tactique de l’adversaire.
  • Toujours évaluer les menaces adverses avant de lister les coups candidats. Ne pas y passer trop de temps, mais ne pas se limiter à une seule menace.
  • Profiter des exercices tactiques pour évaluer les positions.

Catégorie 4 vers catégorie 5

  • Envisager un maximum de suites forcées, tant pour soi-même que pour l’adversaire.
  • S’assurer que l’analyse a été poussée jusqu’à un équilibre.
  • Continuer les exercices tactiques. Même au delà de 1500-1600 elo, c’est indispensable.
  • S’appliquer à bien respecter toutes les étapes du processus de réflexion.
  • Comprendre le sens des coups. Exemple : si je perds je joue agressivement et j’évite les échanges, et si je gagne je simplifie la situation.

Catégorie 5 vers catégorie 6

  • Il faut améliorer l’enchainement des idées et la cohérence.
  • La prudence s’impose quand un bon coup semble se profiler. L’excitation du combat peut faire oublier les acquis précédents. Même une variante forcée gagnante doit être vérifiée attentivement. Il est plus facile de passer d’une position gagnante vers une position perdante que d’aboutir à une nulle !
  • Bien voir que l’adversaire va aussi appliquer ces raisonnements ! Lorsqu’on conclue son analyse sur un coup candidat, s’assurer que celui-ci ne va pas être facilement contré.

Catégorie 6 vers le niveau supérieur.

  • L’expert cherche a résoudre le problème, le maitre évite le problème !
  • Ne pas se focaliser sur un seul plan et un seul coup.
  • Après avoir réfléchi sur quelques coups candidats et après en avoir choisir un, bien réfléchir encore une fois sur celui-ci.

Oui, mais après ?

L’essentiel est acquis. C’est l’analyse et l’expérience (la mémoire) qui s’expriment, puis progressivement la mémoire.

Il est d’usage de dire qu’au cours d’une partie un Maitre International se trouve confronté à une quinzaine de coups sur lesquels il est réellement obligé de réfléchir avec une certaine acuité (les autres coups étant déjà vus sur d’autres positions dans des parties antérieures), tandis que cela se limite à 5 pour un GMI.

Les grands joueurs sont aussi des humains, et font aussi des grosses erreurs. Raison de plus pour qu’un joueur de niveau inférieur consolide bien son choix de coup candidat !

Au fur et à mesure que le niveau augmente et à partir d’environ 2000 elo, le joueur sait de plus en plus précisément ce qu’il faut analyser.

La connaissance théorique des ouvertures et les évaluations de position ont une grande importance.

Évidemment, l’analyse au cours d’une partie fait que les joueurs de haut niveau se retrouvent parfois en retard sur la pendule.

L’étude des parties annotées des grands maitre est essentielle pour progresser, afin d’avoir leurs idées sur le jugement et le plan.

Il est plus facile de passer de 1100 elo à 1200 elo que de passer de 2100 elo à 2200 elo !

D’après « The improving chess thinker » (Le penseur d’échecs qui s’améliore…) de Dan Heisman, qui a proposé différentes positions à différents joueurs de niveau différents.

On constate que si le travail théorique est certainement essentiel, Dan explique bien le rôle des processus de réflexion, et qu’il semble plus importent de bien réfléchir que d’acquérir des tonnes de connaissances, illusoires parfois. Pas d’idée de lectures pour franchir le cap de la catégorie 5, ayant déjà un peu de mal moi-même à atteindre la catégorie 4 !!

 

Les échecs réalistes (Dan Heisman)


Dan Heisman avait été étonné du superbe résultat d’un de ses élèves (classé 1100, et performance à 1900 !!). Etait-ce une réelle amélioration, le hasard du tournoi, le fruit d’une savante préparation psychologique ?

Avant de trouver une explication, il présente trois niveaux de réflexion, le dernier étant le meilleur (un peu la ceinture noire du judoka !)

Les échecs pile ou face.

C’est souvent le jeu observé avec de jeunes enfants ou avec des joueurs débutants. Seul le hasard semble guider les pièces. On oublie souvent la devise : « Si tu trouves un bon coup, trouves-en un meilleur« . Aucune menace n’est anticipée, les pièces sont posées sur des cases dont la sécurité n’est pas assurée.

Bon,d’un autre côté, intégrer à 9 ans, ou même plus vieux, toutes les finesses d’un processus de réflexion… pas étonnant qu’un grand débutant joue un peu au hasard, et si en plus son coach ne lui a jamais parlé de la sainte trilogie échec/capture/menace…

Les échecs de l’espoir.

L’espoir que votre adversaire ne voit pas le piège diabolique que vous lui tendez ? Non. L’espoir que votre adversaire ne trouve pas un bon coup ! « Dh4… c’est risqué.. allez hop, tant pis, je verrais bien ! » Les deux premiers types de jeu expliquent pourquoi les parties se terminent longtemps avant le temps légal dans les catégories <1400 par exemple. A ces niveaux, les joueurs ne se soucient pas de échec-capture-menace (autant pour dépister les intentions de l’adversaire que pour choisir leurs coups). De la même façon, ces joueurs dans une position gagnante ne se soucient pas de leur défense. Plus le niveau augmente, plus il faut réfléchir sur les intentions de l’adversaire.

Les échecs réalistes.

Vous utilisez les notions de coup candidat. Pour chaque coup envisagé, si votre réflexion vous amène sur une menace que vous ne pouvez pas contrer, il faut réfuter ce coup. La philosophie de ce mode de jeu est d’anticiper toutes les menaces (dangereuses j’imagine) Si la réponse adverse vous fait froid dans le dos, c’est mauvais signe si vous ne l’avez pas prévue. C’est encore plus mauvais si vous ne comprenez pas son utilité et que vous êtes mat deux coups plus tard ! Cette phase de réflexion prend du temps et explique pourquoi les joueurs de haut niveau sont encore en train d’en découdre alors que vous prenez votre café à la buvette du tournoi.

La mauvaise nouvelle est qu’il faut être dans cet état d’esprit du premier au dernier coup de la partie. Une seule inattention peut couter la victoire. Si deux joueurs pratiquent les échecs réalistes, le vainqueur sera probablement celui qui aura été réaliste sur chaque coup.

Le secret pour progresser : s’assurer que chaque coup joué vous permettra d’affronter sereinement la menace de l’adversaire (a minima sur 1.5 coups). Pendant toute la partie. Cela devrait vous permettre d’atteindre les 1800 elo.

Il faut bien voir que parmi les réponses de l’adversaire (et à la lumière de vos aptitudes tactiques et stratégiques), échec-capture-menace sont certainement les réponses les plus fortes et dangereuses que vous puissiez rencontrer. Il ne s’agit pas d’anticiper un prophylactique et timide h6 si vous envisager un sacrifice en b7, mais de voir comment votre adversaire va concrètement s’y opposer. Le risque est probablement de jouer du « real chess » contre un joueur plus fort et du « hope chess » contre un joueur moins bon.

Petite précision : son article « the Secret of Real Chess » a reçu un prix du « Best Web Article of the Year » par « the Chess Journalists of America« (1999-2000)

Ceci dit… comment passer du « pile ou face » aux échecs réalistes ?

Plusieurs conseils peuvent s’avérer utiles :

  • Avoir la volonté de suivre la philosophie des échecs réalistes et admettre que jusqu’à présent votre façon de jouer n’était pas la meilleure. Bref, un peu d’humilité.
  • Savoir utiliser son temps à bon escient. Quelques idées ici
  • Jouer avec fierté (mettre en application ce que vous avez appris), avec attention (passer par les check-list : anticiper la menace, avoir deux coups candidats et choisir le meilleur, vérifier la sécurité du déplacement, contrôler son temps, etc.) et avec optimisme (c’est bon pour le moral !).
  • Faire un test de sécurité avant de saisir la pièce et de la déplacer (et même deux s’il s’agit de la dame ou d’un sacrifice !!!) : je respire, je regarde à nouveau l’échiquier, je regarde si ma pièce ne peux pas être capturée, si je n’ai pas la possibilité de capturer la dame adverse, etc.
  • Non seulement déplacer vos pièces sur des lieux sûrs, mais également se débrouiller pour qu’elles soient toutes actives.
  • Développer la tactique.