La pensée du jour


Ce qu’il y a de terrible lors d’un exercice de finale, c’est qu’on a un seul coup pour gagner, alors que l’adversaire a de multiples opportunités de garder son avantage lors de sa réponse.

Joueur anonyme du XXI siècle

Concentration.


« Se concentrer n’est pas regarder fixement quelque chose, ni essayer de se concentrer !« 

Dire à quelqu’un : « Tu dois te concentrer !« , n’aboutit à rien. Ce n’est pas comme si on actionnait un bouton marche/arrêt. Et le meilleure façon de le faire en dehors d’une partie, est de s’entrainer avant.

D’abord s’équiper d’un chronomètre. ensuite, se créer une base de données « Positions d’entrainement » avec des positions intéressantes, curieuses, problématiques. Mais pas nécessairement difficiles. Piocher dans TWIC par exemple. Pourquoi pas nos parties, mais surtout des parties commentées car il faudra comparer vos idées avec la réalité. en fait, il faut repérer le moment ou cela bascule, ou celle dans lesquelles on a l’impression qu’un camp est meilleur alors qu’il perd la partie.

Puis, réfléchir à la position pendant 20 minutes (ou moins, l’essentiel est de s’y tenir strictement). Puis comparer le coup choisi avec la vraie partie ou l’ordinateur. Au début, les résultats seront décevants. Mais progressivement vous comprendrez vos lacunes et vous finirez  par analyser de plus en plus finement.

Il s’agira surtout de prendre l’habitude de s’assoir devant un échiquier, poser les pièces, réfléchir, donner sa solution et de la comparer avec la  source. Certes, on aura surtout l’impression de ne rien apprendre, mais le but est d’acquérir des compétences et non pas des connaissances. 20mn de ce genre d’exercice est tout aussi profitable qu’une partie d’une heure.

d’après « Chess for Zebras » (Jonathan Rawson)

Cela ressemble assez à la méthode Stoyko mise  en avant par Dan Heisman. Jonathan reste assez flou sur les détails. Notamment quand il précise que les positions peuvent être issues de The Week in Chess, alors qu’elles n’y sont pas commentées. Le bénéfice devrait se faire sentir sur le long terme. L’assimilation de connaissances stratégiques devrait aider quant à la compréhension du coup idéal joué ou recommandé. Jonathan précise bien, à la fin de son chapitre dédié à la concentration, que pour être précis, il faut surtout être très attentif sur les intentions de l’adversaire (et comme il l’analyse aussi dans ce chapitre : il faut surtout analyser 1 coup plus loin que son adversaire !)

Devenir un meilleur joueur (2)


Si vous voulez devenir un meilleur joueur, vous devez avoir de meilleures habitudes, grâce à l’entrainement. Le meilleur entraînement est celui qui vous pousse aux limites de votre zone de confort, celle où vous vous forcez à assumer la responsabilité de décisions difficiles. Il est tellement plus facile de lire des livres qui donnent des orientations stratégiques, des conseils et des astuces. Mais ce dont vous avez besoin, c’est de « savoir-faire », c’est-à-dire d’apprendre par la pratique. La meilleure façon de cultiver de meilleures habitudes est de les construire sur la base de vos habitudes existantes et d’examiner de près vos lacunes. Vous constaterez que la plupart des erreurs ne sont pas dues à l’ignorance, mais au fait de ne pas voir les choses ou de ne pas les faire. Vous pouvez y travailler en jouant et en analysant ensuite vos parties honnêtement, en résolvant des problèmes d’échecs complexes ou en essayant de gagner des positions gagnantes face à des moteurs d’analyse puissants. Je pense même que vous pouvez développer vos compétences grâce à une utilisation intelligente des parties de blitz – où vous n’analysez pas les positions en profondeur, mais comparez vos intuitions avec la façon dont la partie se développe. Avec ces approches, vous n’acquérez pas de nouvelles « connaissances », vous pourriez donc avoir l’impression de ne pas progresser en tant que joueur. Cependant, si les arguments présentés dans ce chapitre vous paraissent logiques, et si vous pouvez faire confiance à ce type de processus de formation, je pense que vous constaterez que votre niveau de compétence s’améliore, et avec lui, vos résultats.

Rowson, Jonathan. Chess for Zebras. Gambit Publications.

(déjà publié, mais WordPress a décidé de mettre en place un système rigide censé améliorer la publication des articles, mais qui finalement la complique. Il devient très difficile de corriger ensuite une erreur, une faute d’orthographe, sans avoir à tout refaire.)

Devenir un meilleur joueur


Si vous voulez devenir un meilleur joueur, vous devez avoir de meilleures habitudes, grâce à l’entrainement. Le meilleur entraînement est celui qui vous pousse aux limites de votre zone de confort, celle dans laquelle vous vous forcez à assumer la responsabilité de décisions difficiles. Il est tellement plus facile de lire des livres qui donnent des orientations stratégiques, des conseils et des astuces. Mais ce dont vous avez besoin, c’est de « savoir-faire », c’est-à-dire d’apprendre par la pratique. La meilleure façon de cultiver de meilleures habitudes est de les construire sur la base de vos habitudes existantes et d’examiner de près vos lacunes. Vous constaterez que la plupart des erreurs ne sont pas dues à l’ignorance, mais au fait de ne pas voir les choses ou de ne pas les faire. Vous pouvez y travailler en jouant et en analysant ensuite vos parties honnêtement, en résolvant des problèmes d’échecs complexes ou en essayant de gagner des positions gagnantes face à des moteurs d’analyse puissants. Je pense même que vous pouvez développer vos compétences grâce à une utilisation intelligente des parties de blitz – où vous n’analysez pas les positions en profondeur, mais comparez vos intuitions avec la façon dont la partie se développe. Avec ces approches, vous n’acquérez pas de nouvelles « connaissances », vous pourriez donc avoir l’impression de ne pas progresser en tant que joueur. Cependant, si les arguments présentés dans ce chapitre vous paraissent logiques, et si vous pouvez faire confiance à ce type de processus de formation, je pense que vous constaterez que votre niveau de compétence s’améliore, et avec lui, vos résultats.

Rowson, Jonathan. Chess for Zebras. Gambit Publications.

Programme d’entrainement.


Petit retour sur le programme d’entrainement simplifié que j’ai évoqué ici, avec quelques idées qui me sont venues à l’esprit (si, j’en ai un peu).

Le rythme de 4 sessions à appliquer en boucle permet de revoir en fait des notions récentes qu’on aurait vite tendance à oublier si on se contente de les revoir avec des intervalles assez longs. Cela évite de bachoter sur la  tactique non-stop, en laissant les finales de côté (le truc rébarbatif souvent négligé probablement), ou en revoyant de façon épisodique les ouvertures qui ont été mal négociées.

Il est important je pense, si on désire utiliser ce programme, de bien le formaliser : un beau tableau Excel, imprimé et consultable à tout moment, tout en se donnant la peine de noter ce qui a été travaillé au jour le jour.

Le principe de 4 sessions permettant de travailler la tactique, les finales, la stratégie et les ouvertures, ainsi que les moments consacrés à des parties, est la base. La répartition à l’intérieur de ces 4 sessions est à moduler en établissant ses priorités. Une calculatrice permet ensuite de remplir le tableau avec quelques petites règles de trois en fonction du temps qu’on désire consacrer. Uniquement en préparant ce planning, on a déjà la sensation d’avoir gagné 10 points elo !

Lorsqu’il s’agit d’étudier, mettez sur papier avec quels documents/supports vous désirez apprendre afin de ne pas vous disperser. Un coup un vieux bouquin que vous avez ressorti de votre bibliothèque, un coup une vidéo, un coup un article sur un site, un coup une autre vidéo… pas bon tout ça à mon avis.

Mettez en place ce programme quand ce sera le moment. Si votre travail, votre vie de famille ou toute autre cause ne vous permettant pas de dégager suffisamment de temps pour le faire (1 heure est probablement un minimum), contentez vous des tactiques sur l’application Lichess (salle d’attente chez le dentiste pour déstresser, WC, pause après le déjeuner en entreprise, avant de s’endormir…). Commencez un lundi.

1 heure, pas facile à dégager sur votre emploi du temps ? Si votre mode de vie est réellement incompatible avec une approche raisonnée et durable, bien évidemment le niveau et l’envie que vous aurez à jouer risqueront de stagner. Et il n’y a rien à se reprocher, cela peut être un choix respectable tant que vous éprouver du plaisir à pousser du bois.

Mais si vous désirez vous accrocher un peu, et voir votre elo grimper de quelques dizaines de points (centaines ?), vous pouvez vous lever 15 minutes plus tôt, et faire l’impasse sur Netflix… Avoir ce programme d’entrainement déjà établi en amont permet aussi de gagner du temps (plutôt que de se dire : « Voyons, qu’est que je travaille aujourd’hui ? » ou « Qu’est ce que j’ai fait de ce bouquin acheté en 2007 ?« ) En outre, il vaut mieux, malgré tout, s’y consacrer 30 mn par jour que 2 heures tous les 4 jours. Prévoyez la durée de base en fonction du temps que vous pourrez y consacrer a minima. Rien ne sert de prévoir des tranches de 30 mn sur une session de 2 heures (soit 4 tranches de 30 mn), si vous savez à l’avance que vous ne pourrez pas y consacrer plus de 15 minutes d’un coup. Dans ce cas, revoyez votre programme à la baisse avec 4 tranches de 15 minutes par session. Et puis le jour, ou la semaine, où vous pourrez y consacrer un peu plus : foncez !

La façon de travailler est une autre histoire. Concentration, processus de réflexion, échec-capture-menace, mémorisation, analyse approfondie de parties (sans lancer Stockfish au bout de 3 secondes !), lectures des parties des très bons joueurs, courbes de progression, tenue d’un cahier de travail, gestion du stress.

Avant de vous lancer sur un programme, vous serez peut-être intéressé pour connaitre vos points forts et vos points faibles ? Tentez « Echecs : le test » (en anglais : Chess Exam and Training Guide) de Khmelnitsky, ou les tests de Dvorestky. A moins que vous tombiez sur « Testez vous aux échecs » de Franck Loheac-Ammoun (d’occasion toutefois).